Feux dans l'Ouest: un pompier québécois témoigne de son expérience

Capture d'écran, TVA Nouvelles

Agence QMI

2021-08-08T20:20:34Z

Un pompier québécois de la SOPFEU envoyé en Colombie-Britannique pour combattre les feux de forêt est revenu sur la situation et sur son expérience sur place, dimanche, en entrevue à TVA Nouvelles.

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Gabriel Rodrigue a raconté que les environnements de la Colombie-Britannique sont très différents de ceux du Québec, rendant ainsi les feux encore et plus dangereux. Selon le jeune pompier, l’environnement britanno-colombien a favorisé l’avancement des feux et a rendu le travail des pompiers d’autant plus complexe.

Les méthodes de combat du feu dans la province de l’Ouest étaient également bien différentes de celles pratiquées au Québec, notamment en raison de la rareté des sources d’eaux.

«En Colombie-Britannique il y a beaucoup moins de plans d’eau, par rapport au Québec. C’est très montagneux aussi, donc on doit acheminer l’eau jusque dans des piscines depuis lesquelles on va combattre les flammes. On utilise également beaucoup plus de Pulaski, qui est un outil entre la hache et la pioche, qui permet de creuser des tranchées», a relaté le pompier.

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«On est forcés de travailler plus loin de la ligne de feu, car contrairement au Québec, l’incendie se déplace beaucoup plus rapidement, ce qui peut nous piéger», a-t-il ajouté.

D’autant plus que les méthodes, de nouvelles pratiques à mettre en place et à apprendre pour certains, ajoutent une complexité au travail des pompiers aidants, venus de l’extérieur pour prêter main-forte.

M. Rodrigue a aussi expliqué avoir travaillé sans relâche 14 heures par jour pendant son séjour de deux semaines.

Actuellement, une centaine de feux de forêt sont toujours actifs dans l’Ouest canadien, et l’un d’entre eux, également le plus important, met à risque les populations vivant aux alentours. Le feu de White Rock Lake a déjà ravagé 55 000 hectares dans la vallée de l’Okanagan, ce qui pousse les 40 000 habitants de la ville de Vernon à devoir se préparer à de potentielles évacuations.

Un sentiment d’unité

Malgré la situation dramatique dans l’ouest du pays, les pompiers redoublent d’unité dans la lutte contre les flammes, et n’hésiteraient pas à retourner sur place pour venir en aide à leurs compatriotes canadiens.

«On est très fiers d’aider, simplement le fait d’être envoyés là en tant que pompiers et d’être acceptés par les collègues de Colombie-Britannique qui nous font confiance. Juste ça, on trouve notre reconnaissance là-dedans», a soulevé le pompier québécois.

«On est prêts à retourner leur venir en aide, tant que la situation au Québec est moins grave, comme maintenant qu’il y a un redoux, on est toujours disponibles pour aider», a-t-il ajouté.

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