Saint-Roch: un premier grand chantier pour le tramway
Les travaux préparatoires ont déjà enregistré un retard de quelques mois

Taïeb Moalla
Le premier grand chantier préparatoire du tramway débutera le mois prochain dans le secteur de Saint-Roch. Consciente du retard déjà enregistré, la Ville de Québec veut entamer ces travaux le plus vite possible pour « sécuriser les échéanciers » et préparer le terrain au consortium qui aura le contrat de construction à partir de l’été 2022.
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Quels travaux ?
Les travaux vont d’abord se concentrer sur les rues Dorchester et de La Couronne.
Il s’agit d’optimiser les voies de circulation et de dévier les réseaux souterrains (Hydro, Bell...) de sorte qu’ils ne soient pas sous la plateforme du tramway.
Même si des voies de circulation automobile seront généralement maintenues, il faut s’attendre à une circulation chamboulée.
Il y aura plusieurs déviations pour les automobilistes et pour le transport en commun.
Des itinéraires alternatifs seront proposés pour minimiser les impacts.
Au menu, on annonce également une réfection des réseaux d’eau potable et d’égout, des lampadaires et des signaux lumineux.
On ajoutera 100 arbres dans le secteur.
Flexibilité pour l’aide aux commerçants
Pour limiter l’impact sur la portion commerciale du quartier, la Ville a choisi d’attendre la mi-octobre pour débuter les travaux dans le coin des rues Saint-Joseph et du Parvis.
Le programme de compensation touchera 139 commerçants du secteur.
Ces derniers sont admissibles à une contribution de 30 000 $ (dont un premier versement de 5000 $ qui nécessite peu de paperasse).
Pour rendre le programme plus accessible, le seuil de perte de bénéfice brut passera de 15 % à 5 %.
Une communication intensive

Le maire Labeaume, qui réside dans Saint-Roch, a promis qu’il sera le « surveillant principal » des travaux.
« Oui, c’est invasif, mais il faut penser à l’après », a-t-il lâché en jurant que la Ville a appris les leçons des travaux chaotiques réalisés sur la route de l’Église, en 2019.
« Le mot clé sera de communiquer. C’est essentiel et inévitable », a-t-il déclaré.
Daniel Genest, directeur du bureau de projet, a ajouté que « ça va prendre une planification rigoureuse et une bonne coordination ».
Un « délai » de quelques mois
Daniel Genest a admis qu’il existe désormais « un léger délai » et « une pression sur l’ensemble de l’échéancier » du tramway.
Sans prendre d’engagement ferme, Régis Labeaume a précisé que tout est fait pour rattraper les trois à quatre mois de retard enregistrés.
Prévue initialement en mars 2022, la signature formelle d’un contrat avec un des trois consortiums présélectionnés est désormais projetée pour juillet 2022.
La mise en service du tramway est toujours prévue à l’horizon de 2026-2027.
Les consortiums

Depuis un an, la Ville affirme qu’il y a trois consortiums en lice pour remporter le contrat de construction.
Durant les négociations avec le gouvernement Legault sur le tracé du tramway, le maire a exprimé sa peur de perdre un des consortiums à cause de la lenteur des pourparlers.
Jeudi, invoquant des raisons juridiques, M. Labeaume n’a pas voulu confirmer le nombre de consortiums.
« Nous avons rencontré des consortiums vendredi dernier. Les consortiums sont rassurés et la vie est belle », a glissé Daniel Genest en pesant chacune de ses syllabes.