​Un printemps occupé

Tout arrive en même temps pour Alexandre Tagliani

Le vétéran pilote Alexandre Tagliani nous a accueillis à l’intérieur d’un nouveau complexe de karting tout électrique.
Le vétéran pilote Alexandre Tagliani nous a accueillis à l’intérieur d’un nouveau complexe de karting tout électrique. Photo Louis Butcher
Photo portrait de Louis Butcher

Louis Butcher

2021-02-28T02:36:36Z
2021-02-28T05:01:53Z

Le couvre-visage n’était pas le seul équipement obligatoire pour notre visite vendredi au nouveau centre de karting électrique intérieur qui sera inauguré en mai à Sainte-Thérèse, au nord de Montréal.

Notre hôte, Alexandre Tagliani, qui est aussi l’un des six partenaires dans cette aventure peu banale, a aussi exigé de porter un casque de sécurité, aux couleurs de ce nouveau centre qui portera le nom de TAG E-karting & Amusement. 

Si le complexe prend forme, il reste en effet beaucoup de travail à réaliser à l’intérieur avant qu’il ne puisse accueillir ses premiers usagers. L’endroit est encore un chantier. Mais déjà, faut-il l’avouer, le premier coup d’œil est impressionnant.

Un bolide qui sera utilisé au centre.
Un bolide qui sera utilisé au centre. Photo courtoisie

Piste multiniveaux 

Dès notre entrée dans la bâtisse, située en bordure de l’autoroute 15, au nord de la 640, la piste multiniveaux tout à fait spectaculaire attire notre regard. Déjà érigée, elle est au cœur de cette structure inédite au pays.  

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Elle permettra à une clientèle diversifiée, jeune ou moins jeune, débutante ou experte, de défier un tracé exigeant dont la plus longue portion fera un demi-kilomètre.

« Chaque fois, que je mets les pieds ici, a raconté Tagliani, je réalise la progression des travaux. C’est un rêve qui va bientôt devenir réalité. »

La piste de course domine la scène principale, mais tout autour, une foule d’activités connexes seront proposées, dont des allées de quilles, de lancer de haches et des trampolines interactifs. Une salle de cinéma et deux aires de restauration sont également en construction. 

« Les nuits sont courtes »

Des projets, incidemment, le vétéran pilote de 47 ans en a encore plein la tête. « Je dois toujours faire quelque chose, sinon je deviens fou », affirme-t-il.

Le premier ministre François Legault n’a pas à s’inquiéter. Tagliani ne défiera jamais les consignes pendant cette fichue pandémie.

« Vous ne me verrez pas aller dans un tout inclus au Mexique, répond-il. Ce n’est pas mon genre de rester longtemps au même endroit à me reposer. Au contraire, l’assiette est pleine actuellement et les nuits sont courtes, souligne-t-il. Mais c’est correct. » 

Photo Louis Butcher
Photo Louis Butcher

Tagliani voit venir le mois de mai à grands pas. Non sans fébrilité.

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« Ça va être malade, ajoute-t-il. Nous procéderons à l’ouverture de notre centre d’amusement et la saison de courses s’amorcera aussi en mai. Tout va arriver en même temps. »

Et quand il parle de courses, c’est non seulement de son parcours en série NASCAR Pinty’s qu’il est question, mais aussi de la première étape d’un calendrier chargé pour son écurie de karting, qui comptera une douzaine de pilotes.

« Cette équipe, c’est du sérieux, relate-t-il. Le karting, c’est la base de la course automobile. Tous les grands champions y sont passés. »

Associé à Lacroix

Tagliani compte faire profiter les installations à tous ceux qui pratiquent le karting.

« Qui sait, dit-il, de jeunes talents vont se manifester et nous allons pouvoir les encadrer. À cet égard, Sylvain Lacroix [père de Kevin, pilote de NASCAR] s’est associé à nous pour créer une bourse identifiée à l’une de ses bannières [Bumper to Bumper ou Lacroix Tuning]. On est loin de la fameuse filière Player’s, mais c’est un début. »

Au sujet de la série Pinty’s, Tagliani est impatient de renouer avec la compétition.

« La COVID-19 a fait mal l’an dernier, de reconnaître Tagliani. Il n’y a pas eu de véritable championnat. Les dirigeants de la série ont fait un bel effort pour mettre sur pied un calendrier attrayant cette année. »

En espérant que la situation va revenir à la normale cet été au Québec.

« On veut courir devant notre public, conclut-il. Mes commanditaires aussi. Et je suis certain que les amateurs veulent également nous revoir. »

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