Les associations de hockey de la région de Québec réclament un retour au jeu

Photo Roby St-Gelais
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Stéphanie Martin

2021-02-11T19:43:53Z

Les associations de hockey mineur de la grande région de la capitale unissent leurs voix pour exiger le retour des jeunes sur les patinoires.

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Dans un rare geste concerté, 14 dirigeants d'association ont pris la plume pour faire valoir leurs arguments auprès de premier ministre François Legault et de sa ministre déléguée aux Sports, Isabelle Charest. 

«De nombreuses associations de hockey de la grande région de Québec ont décidé de s’unir afin de vous transmettre un message important: les jeunes ont besoin de bouger, de chausser à nouveau leurs patins et de sauter sur la patinoire», écrivent-ils. 

Leur message est sans équivoque: «Nous demandons au gouvernement du Québec, à la Santé publique et à Sports Québec d’autoriser, le plus rapidement possible, la reprise des activités sportives d’équipe à l’intérieur, dans un environnement contrôlé, afin que nos jeunes puissent recommencer à pratiquer leur sport et à bouger. Cela leur permettra, entre autres, de vivre un semblant de vie sociale, eux qui sont les grands oubliés depuis maintenant près d’un an.»

Les regroupements de hockey mineur plaident qu'ils ont su, depuis le début de la pandémie, adapter leurs méthodes pour rendre les lieux et les activités sécuritaires. De plus, avec l'expérience acquise depuis plus d'un an, joueurs et parents sont conscients des mesures à respecter pour assurer un déroulement adéquat, ajoutent les associations. 

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Selon elles, il est tout à fait possible de revenir à l'entraînement dans un environnement sécurisé. Elles souhaitent que les jeunes puissent prendre part à des «séances d’entraînement et des cliniques de perfectionnement ou de remise en forme, en respectant une distanciation physique limitant au minimum les risques de transmission du virus, tout ceci sur une patinoire de 85 pieds x 200 pieds». 

Les associations déplorent qu'il existe depuis plusieurs mois «deux catégories de jeunes sportifs»: ceux qui sont autorisés à pratiquer le hockey à l'école et les autres, qui n'ont pas mis les pieds sur une patinoire pour une activité organisée depuis plusieurs mois. «Il est tout aussi essentiel pour tous les jeunes qui ne sont pas en sports-études ou en concentration sportive de pouvoir pratiquer un sport d’équipe organisé.»

Les organisations font appel au gouvernement Legault. «Depuis le début de la pandémie, vous dites faire confiance aux Québécois. Nous croyons sincèrement que ce serait là une excellente façon de démontrer votre confiance à l’égard des jeunes et de leur jugement, en permettant aux associations de hockey de leur offrir des activités afin qu’ils puissent s’épanouir tout en pratiquant leur sport préféré, de façon saine et sécuritaire.»

Les associations qui ont signé la lettre sont: Hockey Charlesbourg, Hockey L’Ancienne-Lorette, Hockey Côte-de-Beaupré–Île d’Orléans, Hockey Beauport, Hockey Charlevoix, Hockey St-Raymond, Hockey Val-Bélair–Valcartier, Hockey Ste-Foy–Sillery, Hockey Cap-Rouge–St-Augustin, Hockey Donnacona–Pont-Rouge, Hockey Express Rive-Sud, Hockey Chaudière-Ouest, Hockey Québec-centre et Hockey Pointe-Lévy.

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