Un retour en force après une dernière année plus difficile pour Christine Beaulieu

La pièce «Top Girls» est présentée jusqu’au 14 février à l’Espace Go. Infos: espacego.com.

Patrick Delisle-Crevier

2026-02-05T11:00:00Z

Cet hiver, Christine Beaulieu touche au théâtre avec la pièce Top Girls, présentée à L’Espace Go. Elle tournera dans le film Le trou du cul du monde et sera au petit écran dans la 6e saison de L’œil du cyclone et dans la première saison télévisuelle de Bon cop, bad cop. Celle-ci nous parle du deuil de sa maman, de son année plutôt difficile, de sa relation amoureuse avec Roy Dupuis et de ce qu’elle se souhaite pour le reste de sa quarantaine.

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Christine, comment vas-tu en ce début d’année ?

Je vais vraiment bien. À vrai dire, je vais mieux parce que l’année dernière a été difficile pour moi à plein d’égards. Ma maman est décédée et j’ai eu toutes sortes d’enjeux avec le travail. Je trouvais que j’avais beaucoup de défis et j’ai décidé de prendre un temps d’arrêt. Je suis allée en voyage avec mon chum (Roy Dupuis) au Japon et je suis revenue extrêmement ressourcée par ce périple. Ça va mieux depuis.

Comment vis-tu ce deuil de ta maman ?

Ma mère n’avait que 76 ans quand elle est décédée. C’est un deuil très difficile à vivre, car j’étais très proche de ma mère. Ça laisse un vide immense et je prends le temps de vivre ça un jour à la fois. Et étrangement, j’ai l’impression d’être encore plus proche d’elle. J’ai cette impression qu’elle est en moi et je l’associe à tout ce que je fais. Je me demande souvent comment elle ferait dans telle ou telle situation. Depuis qu’elle est partie, plusieurs me disent que ma mère continue de vivre en moi et ça me fait du bien de penser ça. Je tente d’appliquer sa philosophie de vie dans ma vie à moi. Je tente de prendre plus le temps de faire les choses et de m’appliquer davantage. Au Japon, j’ai adoré le côté très zen de l’endroit. Roy et moi avons passé beaucoup de temps dans la nature à escalader les montagnes et les volcans. On a aussi visité beaucoup de magnifiques jardins. Tout ça incite à la méditation, à la contemplation, à la détente... et j’ai besoin de ça dans ma vie. Je suis revenue de ce voyage très bien, autant mentalement que physiquement.

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Que retiens-tu du Japon ?

J’ai adoré cet endroit. Les Japonais sont tellement appliqués dans tout ce qu’ils font, c’est ce qui a été le plus marquant pour moi. On dirait que tout a de l’importance pour eux. Ils n’ignorent jamais les gens qu’ils croisent, ils les saluent. Ils ne jettent rien dans la rue, tout est tellement propre. Ils sont très responsables et perfectionnistes. Rien n’est fait de façon expéditive. Depuis mon retour, je tente d’avoir cette approche dans ma vie au quotidien.

À quoi ton année 2026 va-t-elle ressembler ?

J’ai une super année devant moi, avec de beaux projets. Je pense même que ce sera ma plus belle année en carrière, en termes de projets. Je commence l’année en jouant dans la pièce Top Girls, à l’Espace Go. C’est un beau projet avec des femmes formidables, dont Marie-France Lambert, qui m’impressionne par son jeu et par son travail. Ensuite, je m’en vais en Acadie pendant un mois et demi pour tourner le film Le trou du cul du monde, réalisé par Renée Blanchar. À mon retour, en avril, je vais m’accorder une pause.

Quel genre de pause est-ce que ce sera ?

Je ne sais pas, je vais voir. Mon chum est en super break pour une durée indéterminée, il a décidé de s’accorder ça. C’est certain que ça me donne le goût de prendre une pause avec lui, mais on n’a pas le même âge et j’ai encore envie de travailler. Mais j’ai maintenant envie de mieux doser les choses. Notre métier est exigeant. Lors des prochains tournages en Acadie, nous allons nous lever très tôt et tourner de longues journées, à l’extérieur, au froid. J’ai le rôle principal du film et j’ai beaucoup de textes à apprendre. Il faudra donc que je rassemble toute mon énergie et que je me sois en forme. Après une aventure comme ça, il faut s’accorder une pause. 

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Que représente L’œil du cyclone pour toi ?

C’est tellement important ! Comme toute actrice, je rêvais d’avoir ce type de rôle central dans une comédie. J’aime jouer du comique ! C’est aussi le rôle qui m’a permis de me faire connaître d’un plus large public. Je me considère aussi comme chanceuse d’être dans une si belle équipe, et ça me touche de voir que le public est au rendez-vous : le film a fait près de trois millions de dollars en salles ! Je suis aussi émue de constater que nous rejoignons une plus jeune génération. Les enfants viennent jaser avec moi à l’épicerie et, pour moi qui n’ai pas d’enfant – et qui n’en aura pas –, c’est merveilleux d’avoir ce contact avec les jeunes.

Lors de notre dernière entrevue, il y a deux ans, tu disais que tu étais prête à avoir un enfant...

Ça fait tellement longtemps que je suis prête... J’ai essayé, mais ça ne fonctionne pas. Je vis la maternité à travers le personnage d’Isabelle dans L’œil du cyclone, qui a la chance d’avoir trois enfants. J’aime les trois comédiens qui les incarnent, ils sont formidables ! Je suis, avec eux, la mère que j’aurais été si j’avais eu des enfants. Ce côté maternel, c’est naturel en moi. Je profite pleinement de ce rôle de maman. Mes sœurs ont eu des enfants, j’ai donc plusieurs neveux et nièces, et je les adore. Mais je sais que le jour où L’œil du cyclone va finir, ce sera très difficile pour moi. Je trouve un équilibre avec tout ça depuis sept ans, et ce sera tout un deuil de quitter ce groupe.

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Si je comprends bien, tu ne projettes plus d’essayer d’avoir un enfant ?

Non, effectivement. J’ai 44 ans. J’ai essayé, et ça n’a juste pas marché. C’est un deuil, pour moi, de faire une croix sur la maternité. Mais je pense que l’important, c’est de côtoyer des enfants. Je le fais également avec mon nouveau spectacle, Les saumons de la Mitis, car je travaille avec des enfants sur ce spectacle. J’adore ça, et les enfants également !

Dis-moi, que peut-on dire de cette nouvelle saison de L’œil du cyclone?

Au cours de cette sixième saison, Isabelle décide de changer d’emploi et de mettre de côté l’organisation de mariages. Elle retourne aux études en relations publiques et deviendra l’adjointe du personnage d’Hélène Bourgeois Leclerc, Marie-Ève Grégoire, qui remporte ses élections à la mairie de la ville. Celle-ci a un jeune enfant et Isabelle se retrouvera à s’occuper de lui. Isabelle cherche aussi l’amour. Elle aura quelques conquêtes, dont une relation plus sérieuse avec un personnage qui sera incarné par Jean-Simon Leduc. Il va aussi y avoir un décès dans la famille et aux funérailles, Isabelle rencontrera un gars qui sera joué par Éric Robidoux. Sinon, les enfants sont au début de l’adolescence et leur attitude change : ils traînent au parc, ils vivent un premier amour, ils vapotent en cachette... Il se passe beaucoup de choses dans cette nouvelle saison.

Eve B. Lavoie / Radio-Canada
Eve B. Lavoie / Radio-Canada

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Dis-moi, Christine, est-ce que tu as la carrière que tu souhaitais ?

Je ne suis pas une grande planificatrice de carrière et de vie, comme tu peux le constater. Je suis plutôt étonnée, j’aime me laisser surprendre par mon métier. Il y a eu des projets phares comme le film Le mirage ou encore mon propre projet, J’aime Hydro. Je ne pensais jamais écrire quelque chose et encore moins sur un sujet aussi complexe. Je ne pensais jamais que ça allait avoir le succès que ça a eu et tout ça dépasse ce que j’aurais pu imaginer. Je me suis sentie validée à travers tout ça et je suis moins dans la quête d’accomplissements dans laquelle j’étais avant tout ça.

Tes débuts, avec beaucoup de rôles passagers, n’ont pas dû être faciles...

J’ai effectivement commencé avec de petits rôles, et j’en ai eus beaucoup. Je me suis même tannée. À une certaine époque, j’avais appelé mon agente pour lui dire que je ne voulais plus passer d’auditions. J’avais auditionné pour à peu près toutes les séries québécoises, j’avais passé de nombreuses deuxièmes et troisièmes auditions, mais je n’avais obtenu aucun rôle. J’étais rendue dans la trentaine, et ça ne décollait pas. C’était difficile parce que les directrices de casting ne me disaient pas pourquoi ça ne fonctionnait pas et ce sur quoi je devais travailler. On me disait que j’étais correct. J’étais toujours la bonne deuxième, et j’en avais assez. Je ne pouvais plus vivre ça, je n’avais plus d’énergie. Puis, j’ai décroché un petit rôle dans la série Lâcher prise, ensuite dans Les Simone. Puis, le film Le mirage est arrivé, et tout a déboulé dans le bon sens à partir de là.

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As-tu pensé à faire autre chose ?

Oui, c’est certain. Ça s’enlignait même pour ça. Je me disais : « Soit il se passe quelque chose, soit je fais complètement autre chose. » Être rejetée sans cesse, ça finit par être lourd sur l’estime de soi. J’avais beau être considérée, je n’avais jamais le rôle, finalement. Heureusement, les rôles intéressants sont arrivés ensuite. C’est aussi dans cette période plus calme que j’ai joué plus au théâtre et que j’ai commencé à écrire J’aime Hydro. J’ai aussi joué dans deux films français, Mesrine et Romaine par moins trente. Mais je n’ai jamais cherché à avoir une carrière en France, je n’ai jamais cru à ça. J’ai des collègues qui y mettent l’énergie et qui y arrivent. Moi, je n’ai jamais eu envie de faire ça et depuis 10 ans, ce que je fais ici au cinéma, à la télévision et au théâtre me comble tellement.

Patrick Seguin / TVA Publication
Patrick Seguin / TVA Publication

Tu es la conjointe de Roy Dupuis depuis plus de 10 ans, mais vous êtes très discrets sur votre relation. Pourquoi ?

C’est très important pour lui, et je respecte ça. Il aime garder sa vie privée en dehors des projecteurs, c’est sacré pour lui. Je le suis là-dedans parce que je l’aime. Je respecte son besoin. Au début, je trouvais ça bizarre, mais aujourd’hui, je comprends ce qu’il protège. On n’est pas à la recherche d’un projet commun, mais plutôt de temps ensemble. On a joué ensemble dans Mesrine – L’instinct de mort en 2010, et on s’est revus sur le plateau de Ceci n’est pas un polar, quatre ans plus tard. C’est là qu’il s’est passé quelque chose entre nous. On est tombés en amour, et ça se poursuit depuis.

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En terminant, tu seras de la distribution de la série Bon cop, bad cop  ; que peut-on dire de ton personnage ?

Mon personnage s’appelle Kim Dupuis. C’est la patronne de la SQ et c’est vraiment un beau rôle. J’ai eu un fun noir à jouer ça ! On a tourné des scènes d’action  ; c’est rare, au Québec. J’ai conduit un avion, je me suis battue avec un gars et j’ai joué avec des fusils. Je me suis aussi très bien entendu avec Patrick Huard.

En terminant, que peut-on te souhaiter pour le reste de ta quarantaine ?

Professionnellement, je me souhaite de faire d’autres projets de mon cru. J’aimerais avoir du temps pour ça, peut-être faire une résidence quelque part pour me concentrer sur l’écriture. Je veux faire des choses avec des gens qui m’inspirent. Je me souhaite aussi un projet avec des chevaux, car c’est une passion pour moi. Je n’ai jamais pu m’en approcher autant que je voudrais. Sur le plan personnel, je me souhaite plus de temps avec mon chum et que notre relation amoureuse, qui dure depuis 12 ans, soit toujours aussi merveilleuse. Je me souhaite également plus de contact avec la nature et plus de beaux moments en famille.

La pièce Top Girls est présentée jusqu’au 14 février à l’Espace Go. Infos : espacego.com. La 6e saison de L’œil du cyclone sera diffusée sur Tou.tv Extra dès le 5 février. Bon cop, bad cop est prévue ce printemps sur Crave.

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