Un test par gargarisme accessible pour tous en Chaudière-Appalaches
Des élèves dépistés grâce à ce nouvel outil de diagnostic

Daphnée Dion-Viens
L’opération de dépistage massif qui a eu lieu mardi dans une école secondaire de la Beauce a été réalisée grâce à un nouveau test par gargarisme, qui sera accessible à tous les citoyens de Chaudière-Appalaches d’ici quelques jours.
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Tous les élèves de deuxième secondaire de la polyvalente Saint-François à Beauceville étaient invités mardi à venir passer un test de dépistage de la COVID-19. L’établissement compte présentement 35 cas positifs, dont 29 parmi les élèves. Dix groupes sont présentement en isolement.
Or, plutôt que de se faire faire un prélèvement au fond du nez et de la gorge avec une longue tige, les élèves devaient se gargariser avec une petite quantité d’eau de source naturelle avant de recracher le tout dans un petit gobelet.
Son contenu était ensuite transféré dans un tube, prêt à être analysé en laboratoire.
Plusieurs avantages
Ce test, beaucoup moins intrusif, a été développé par le Dr Jeannot Dumaresq, microbiologiste-infectiologue de l’Hôtel-Dieu de Lévis. Il est utilisé dans un centre de dépistage de Lévis depuis la semaine dernière et à Montmagny depuis le début de la semaine.
«Dans les prochains jours, tous les citoyens de la région y auront accès», indique Mireille Gaudreau, relationniste du CISSS de Chaudière-Appalaches.
Ce test par gargarisme, qui a été approuvé par le ministère de la Santé, comporte plusieurs avantages, précise Mme Gaudreau.
Aucun matériel médical spécialisé n’est requis ni compétence particulière, contrairement au prélèvement par écouvillon qui doit être fait par du personnel du réseau de la santé. «Le gargarisme est beaucoup plus agréable à faire si on compare à l’écouvillon», ajoute Mme Gaudreau.
Pas à Québec encore
Ce test de salive n’est toutefois pas encore disponible dans la région de la Capitale-Nationale.
La direction régionale de santé publique indique qu’elle participe aux discussions qui se déroulent avec l’Institut national de santé publique du Québec concernant la possibilité «d’inclure le test par échantillon salivaire dans le plan de dépistage du coronavirus», a précisé l’une de ses porte-parole, Annie Ouellet.
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