Saint-Valentin: un week-end très occupé pour les restaurateurs
Les clients se sont bousculés pour réserver leur repas de Saint-Valentin à Québec

Jérémy Bernier et Elisa Cloutier
Signe que les amoureux veulent s’offrir un bon repas pour la Saint-Valentin malgré la pandémie, des restaurants affichent complet depuis plusieurs jours et s’atten-dent même à un week-end plus achalandé que durant le dernier temps des Fêtes.
«On a arrêté de prendre des commandes mardi, on affiche complet avec 2000 commandes. C’est le double [par rapport aux dernières années], ça a vraiment explosé !» fait valoir Yvan Ouellet, propriétaire du restaurant Le Quarante 7, à Québec.
Pour M. Ouellet, l’impossibilité de sortir en salle à manger entre amoureux dans les zones rouges, dont la région fait encore partie, y est évidemment pour quelque chose.
«Il y a un impact négatif à la fermeture des restaurants, mais aussi certains positifs, par la force des choses», estime-t-il.
L’établissement situé dans le quartier Saint-Jean-Baptiste fait état du «plus gros week-end de l’année», plus important encore que ceux de Noël dernier et du jour de l’An.
Des menus épuisés
Aux restaurants Le Pied Bleu et Le Renard et la Chouette, dans Saint-Sauveur, on a même vendu plus de menus pour la Saint-Valentin que durant tout le temps des Fêtes, affirme la propriétaire, Thania Goyette.
Les menus spéciaux de la fête de l’amour ont aussi rapidement été épuisés à l’Espace Artevino, au Michelangelo, au Kebec Club Privé, au Bistro B et au Tapas et Liège, pour ne nommer que ceux-là.
Au Sushibox de Cap-Rouge, l’achalandage est tel qu’il n’est plus possible de passer de commande pour samedi.
Afin de maximiser la production tout en favorisant la distanciation sociale de ses employés, le propriétaire Thomas Casault a même aménagé une nouvelle chaîne de production dans sa salle à manger fermée.
«Pour nous, la Saint-Valentin, c’est l’équivalent de faire deux fins de semaine en une», dit-il.
Pertes énormes
De son côté, le propriétaire de l’Atelier et de l’Ophélia sur la Grande Allée, Fabio Monti, mentionne que «ça n’a rien à voir avec le chiffre d’affaires qu’on peut faire quand les salles à manger sont ouvertes», même si ça fait un petit baume.
Une observation que partage Yanick Parent, propriétaire du Bello Ristorante, dans le Vieux-Québec, qui offrira le service aux chambres à l’hôtel Clos Saint-Louis, en plus des commandes à emporter.
«Quand la Saint-Valentin tombe la fin de semaine, pour nous, c’est très bon. On aurait eu un excellent jeudi, vendredi, samedi et dimanche en restaurant. Là, on perd de l’argent, c’est terrible», soutient-il.
Les fleurs de l’amour... Et de la pandémie
Elisa Cloutier

Le téléphone ne dérougit pas non plus chez les fleuristes, qui sont complètement submergés par les commandes de bouquets, et ce depuis le début de la semaine.
La plupart des établissements de Québec n’avaient même pas le temps de répondre aux questions du Journal, vendredi, tellement l’affluence était importante.
Grosse période
Il faut dire qu’il s’agit pour eux de la plus grosse période de l’année, avec celle de la fête des Mères, nous dit-on.
«À la Saint-Valentin, ce sont plus souvent des hommes qui achètent, alors qu’à la fête des Mères, ce sont les femmes», affirme en rigolant Laurie Faucher, employée de Fleuriste Quatre-Bourgeois, entre deux prises de commande.
Des affaires d’or
En pleine pandémie, les fleuristes font des affaires d’or, alors que les fleurs sont synonymes de réconfort pour plusieurs, remarquent les fleuristes.
«Comme les gens ne peuvent pas se voir, ils offrent des fleurs à plus de monde. On remarque que les gens en envoient à un peu toute la famille», affirme pour sa part Mathilde Chastel, propriétaire de La pousse verte sur le chemin Sainte-Foy.
Le son de cloche est le même sur la rue Cartier. «Depuis le début de la pandémie, les gens s’achètent plus de fleurs», soutient Gilles Mainguy, de Fleuriste Orchidée.
Il affirme d’ailleurs que le chiffre d’affaires du fleuriste a augmenté de 10 % par rapport à 2019.
«Les gens dépensent moins dans les restaurants et s’achètent des fleurs. C’est devenu un achat qui se fait en même temps que l’épicerie», indique-t-il.