Une ado hospitalisée plusieurs jours en raison de la COVID-19

Photo portrait de Erika Aubin

Erika Aubin

2021-05-02T00:47:47Z

Un père qui a vu sa fille de 15 ans être hospitalisée pendant des jours à cause de complications liées à la COVID-19 sert un avertissement aux jeunes qui pourraient se croire invincibles face au virus.

« La majorité des jeunes sont en quelque sorte invincibles face au virus. La seule chose, c’est qu’on ne sait jamais qui va être réellement malade. On ne peut pas prédire sur qui ça va tomber, mais ça peut être n’importe qui », lance un père de famille. 

Par crainte que son adolescente ou lui-même ne reçoivent des insultes sur les réseaux sociaux, il a demandé l’anonymat afin de raconter l’histoire de sa fille. 

Comme un poignard

La jeune âgée de 15 ans a été hospitalisée la semaine dernière pendant plus de cinq jours, à peine quelques heures après avoir reçu un résultat positif à la COVID-19.

« Elle ne buvait plus, car dès qu’elle mettait quelque chose dans sa bouche, elle avait de grosses nausées. Elle a aussi eu de violents maux de dos. Elle en avait de la difficulté à respirer, c’était comme un poignard dans le dos », explique-t-il au Journal.

L’étudiante en secondaire 3 à l’école Cavelier-De LaSalle, dans l’arrondissement du même nom, à Montréal, a enfin pu quitter l’hôpital vendredi dernier, mais son combat est loin d’être terminé. 

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« Dès qu’elle se lève et s’active un peu, elle se recouche après puisqu’elle souffre. Elle n’a toujours pas retrouvé l’odorat ni le goût. Elle est sur la bonne voie, mais ses douleurs sont encore problématiques », dit-il.

Le père a également contracté le virus, un variant probablement britannique, et il s’est placé en isolement avec son adolescente au moins jusqu’à la mi-mai.

« Mes symptômes sont légers. J’ai de la toux et un petit mal de gorge. J’ai des douleurs dans le dos, mais jamais aussi intenses que ma fille. Donc, je ne me plains pas », raconte-t-il en riant. 

Le plus difficile pour lui a été de voir son adolescente souffrir autant alors qu’elle était hospitalisée. 

« Ça me faisait mal de la voir dans cet état. Ça me fendait le cœur », rapporte-t-il. 

« C’est une autre chose, il ne faut pas oublier qu’on peut donner le virus à quelqu’un à la maison qui risque de souffrir des symptômes et qui peut même en mourir », ajoute l’homme âgé de 48 ans. 

Liberté de choisir

Ce dernier s’explique mal pourquoi les écoles secondaires ont rouvert en obligeant la présence des élèves. 

Même s’il est difficile de savoir précisément comment sa fille a été infectée, il aurait aimé qu’elle puisse suivre ses cours en ligne. D’autant plus qu’elle est immunosupprimée en raison de médicaments qu’elle prend pour sa maladie de Crohn.

« J’aimerais qu’on puisse exempter notre enfant d’aller en présence à l’école sans nécessairement remplir un document médical qui doit être approuvé par le ministère. J’aurais préféré qu’on nous laisse la liberté. On est les mieux placés pour connaître la santé de nos enfants », estime-t-il.

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