Dépenses fédérales: une année beaucoup moins chère en vue
Raphaël Pirro
Les dépenses du gouvernement fédéral liées aux politiques de gestion de la pandémie devraient ralentir dramatiquement au courant de l’année à venir, selon le directeur parlementaire du budget (DPB).
Par rapport à l’exercice 2020-2021, les autorisations de dépenses liées à la COVID-19 pour l’exercice 2021-2022 devraient passer de 158,5 milliards $ à 22,7 milliards $, ce qui représente une baisse d’environ 86 %.
Cela est principalement dû à l’assouplissement attendu des restrictions sanitaires et de la réouverture graduelle de l’économie.
Le coût des programmes d’aide aux particuliers comme la prestation canadienne d’urgence (PCU) et des programmes d’aide aux entreprises forme l’essentiel des dépenses encourues par le gouvernement.
Le directeur parlementaire du budget explique toutefois que ces chiffres pourraient toujours être sujets à changement, rappelant que le gouvernement libéral n’a toujours pas déposé son budget et que celui-ci pourrait encore tarder.
«Puisque le Budget de 2021 n’a toujours pas été déposé, le Budget principal des dépenses pour 2021-2022 ne comprend pas les nouvelles mesures budgétaires. Par conséquent, les autorisations budgétaires pour 2021-2022 augmenteront en fonction des demandes de financement qui devraient être présentées dans les budgets supplémentaires des dépenses», a expliqué Yves Giroux, le DPB.
Le budget principal des dépenses du gouvernement pour 2021-2022 a été déposé le 25 février dernier en Chambre, et prévoit un total de 342,2 milliards $ en autorisations de dépenses budgétaires, tous types confondus.
«Les autorisations votées, qui doivent être approuvées par le Parlement, se chiffrent à 141,9 milliards de dollars, tandis que les autorisations législatives, pour lesquelles le gouvernement a déjà l’autorisation du Parlement de dépenser, s’élèvent à 200,3 milliards de dollars», a précisé le DPB.