Une infirmière sur place à l’usine Olymel de Yamachiche

Amélie St-Yves

2020-11-11T00:27:30Z

Les travailleurs de l’usine de transformation de porcs Olymel à Yamachiche ont réussi à obtenir le soutien d’une infirmière, qui sera en place dès jeudi.

Déjà durement éprouvée lors de la première vague, durant laquelle près de 150 des quelque 1000 employés ont contracté la COVID-19, l'usine a maintenu en place de nombreuses mesures pour lutter contre la pandémie.

À l'intérieur, tout est lavé et désinfecté: les poignées de porte, les rampes d'escalier, les thermostats. Les nombreux séparateurs en plexiglas rappellent aussi les durs souvenirs de la première vague.

Un employé qui s'est retrouvé aux soins intensifs n'est d'ailleurs toujours pas de retour au travail, sept mois après l’éclosion. «Cette personne-là avait une condition particulière qui fait qu’avec cette condition, elle était plus à risque», a mentionné la représentante des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce, Roxane Larouche.

L'annonce de trois premiers cas en cette deuxième vague, cette semaine, a secoué les troupes.

«Il y a une crainte persistante au sein des travailleurs», a indiqué Mme Larouche.

Infirmière

Les employés ont obtenu mardi après-midi davantage de mesures. Il y aura une infirmière sur place dès jeudi.

«Ça permet à ce moment-là d’isoler plus rapidement les personnes qui pourraient contaminer d’autres travailleurs», a fait valoir la représentante.

L'employeur est aussi ouvert à ajouter des navettes pour décourager le covoiturage.

La direction d'Olymel a affirmé qu'il ne faut pas comparer la situation à l'usine de Princeville avec le cas de Yamachiche.

«Les services de santé publique, avec notre collaboration, n’ont pas décrété qu’il y avait éclosion de cas à Yamachiche», a rappelé le porte-parole d’Olymel Richard Vigneault, précisant que les cas étaient isolés.

L'usine de Princeville dénombrait plus de 90 cas, mardi.

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