COVID-19: une restauratrice montréalaise très inquiète, mais déterminée
Agence QMI
Une restauratrice qui s’était retroussé les manches pour s’adapter aux mesures sanitaires lors de la réouverture de ses trois restaurants du quartier Ahuntsic, à Montréal, a été contrainte de les refermer et se dit maintenant inquiète.
«C’est très tranquille pour cette première semaine», a expliqué mercredi Maude Théroux-Séguin, copropriétaire des restaurants Cerise café-buvette, Les Cavistes et Frite Alors!, en entrevue à l'émission Le Québec matin.
Celle qui a dû investir de 10 000$ à 15 000$ par restaurant pour s’adapter aux mesures sanitaires, et qui a dû réduire de moitié le nombre de tables, ne pensait pas voir une nouvelle fermeture survenir aussi rapidement.
Elle demeure en activité pour les plats pour emporter, mais refuse d’utiliser les services de livraison par application qui rongent 30% de ses profits.
«On n’est que “pour emporter”. Ça ne nous intéressait pas beaucoup de donner 30% à des systèmes de livraison. On peut compter sur notre secteur, qui est très résidentiel. C’est très tranquille pour cette première semaine, mais on a beaucoup de messages de support», a dit la restauratrice.
Loin de se laisser abattre, elle dit travailler sur un menu spécial de l’Action de grâce en format deux ou quatre personnes pour la bulle familiale.
Malgré sa débrouillardise, elle se dit très inquiète pour la suite des choses.
«On ne sait pas quand ça va se terminer. Ce qu’on voit, ce sont les différentes régions du Québec qui tombent comme des dominos vers le rouge. On ne pense pas que ça va se terminer le 28 octobre, malheureusement. Ce sont des pertes de revenus considérables. Si on fait preuve de compassion, de solidarité et de résilience, il faut passer à travers, on n’a pas le choix. C’est notre tissu économique et social qui est mis à l’épreuve», a-t-elle conclu.