Échéanciers: Ottawa tente de calmer les inquiétudes au sujet de l’usine Northvolt

L'entreprise suédoise derrière le plus gros investissement privé de l’histoire du Québec a perdu 1,6 milliard de dollars l’an dernier.

Photo fournie par Northvolt
Photo portrait de Francis Halin

Francis Halin

2024-07-04T16:15:47Z

Ottawa assure que la méga-usine de batteries de 7 milliards de dollars de Northvolt verra le jour en Montérégie, malgré l'incertitude qui plane désormais sur l'échéancier du plus gros projet privé de l'histoire du Québec.

«Est-ce que l’échéancier peut jouer de quelques mois? Peut-être», a affirmé le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie (ISDE), François-Philippe Champagne, en marge d’une annonce, à Montréal, jeudi.

«Je ne prétends pas que l’on m’a dit que c’était un délai de quelques mois. Je veux juste être clair avec ça. Je réfléchissais, peu importe ce que sera le délai», a-t-il précisé par la suite, en préférant utiliser le conditionnel parce que ces décisions ne sont pas prises encore.

Fournie par Northvolt
Fournie par Northvolt
Investissements générationnels

Selon lui d'ailleurs, il est tout à fait normal qu’il y ait des délais dans des technos de rupture et des investissements générationnels, comme celui de Northvolt chez nous.

Mardi dernier, Northvolt a dit qu’elle pourrait revoir son échéancier pour son projet de 7 milliards $ au Québec, après avoir perdu un contrat de 3 milliards $ de BMW.

«Dans ce contexte, et en concertation avec le conseil d’administration, nous procédons présentement à une revue stratégique de nos activités», a confirmé le porte-parole de Northvolt, Laurent Therrien.

Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD
Industrie automobile

Or, d’après François-Philippe Champagne, il faut être fier de voir le Québec s’insérer dans l’industrie automobile, car personne ne parlait du Québec il y a un an et demi, alors que l’on assiste maintenant à la création d’un écosystème, comme l’aérospatiale.

Ford, GM, Northvolt, Honda... le ministre dit que les dirigeants de ces multinationales s’intéressent maintenant au Québec.

«Ce que l’on a réussi, comme Québécois et Québécoise, et dont on doit être fier, c’est de faire rentrer le Québec dans l’industrie automobile», a-t-il conclu.

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