Utiliser son barbecue malgré le froid: les ajustements à apporter pour atteindre une cuisson optimale

Félix Desjardins
Utiliser son barbecue malgré le froid polaire est tout à fait possible, à condition d’apporter certains ajustements à la cuisson et de bien se préparer pour assurer sa sécurité.
En ce week-end du Super Bowl, plusieurs Québécois braveront l’hiver pour préparer côtes levées, ailes de poulet et burgers sur le gril. Voici les conseils de Dominique Rioux, autrice du livre Carnivore et adepte du barbecue 365 jours par année, afin d’obtenir des résultats optimaux.

Le bon carburant
L’utilisation du propane, dont le point de congélation (-44 degrés Celsius) est bien inférieur à celui du butane (0 degré Celsius), est impérative. «Il faut aussi s’assurer que la bombonne est pleine, parce que le barbecue consomme plus en hiver», précise-t-elle.
Quant aux barbecues à bois, ajoute la bouchère, le charbon «en gros morceaux» est à privilégier pour leur combustion plus lente que les briquettes.
L’équipement et la préparation nécessaires

Lorsque le mercure chute, la fiabilité du thermomètre intégré dans le barbecue plonge également. «Il faut plutôt mettre une sonde dans le barbecue pour être sûr d’avoir la bonne température», explique Mme Rioux.
Afin de mieux contrôler la chaleur, elle propose aux cuistots les plus aguerris de se servir d’une couverture de soudage, ou encore d’une housse de barbecue faite pour l’hiver.
Puisque «le cerveau peut nous jouer des tours» quand on est équipé de mitaines d’hiver, il n’est aussi pas bête d’acquérir une paire de gants de soudure, qui sont à la fois chauds et sécuritaires, pour éviter les accidents.
«Bien entendu, il faut aussi pelleter et déblayer pour avoir assez d’espace autour de la source de chaleur, afin que ce soit sécuritaire», ajoute-t-elle
Une cuisson différente

Le temps de repos avant et après la cuisson est presque aussi important que la cuisson en soi. Les règles sont toutefois différentes entre l’été et l’hiver.
«Pendant l’été, on va sortir la viande un peu avant la température souhaitée, parce qu’elle va continuer de cuire pendant le temps de repos, explique Dominique Rioux. Mais l’hiver, avec le choc thermique, la viande va arrêter de cuire tout de suite. On va donc la laisser un peu plus longtemps et la faire reposer à l’intérieur.»
Profiter des rabais
Les rabais liés à la viande varient beaucoup selon la boucherie ou l’épicerie visitée, précise Dominique Rioux, mais les intrépides amateurs de barbecue hivernal sont généralement récompensés avec des prix à la baisse pour certaines coupes. «Il y a une règle de base qui veut que les morceaux à griller ou à faire mijoter, comme une poitrine de bœuf [brisket], sont moins dispendieux pendant l’hiver. Il y a moins de demande, puisque moins de personnes utilisent leur barbecue.»