D'autres pays se résignent à la baisse de production de Pfizer

Émilie Bergeron
Le Canada n’est pas seul pays qui doit se résigner à recevoir moins de doses que prévu du vaccin de Pfizer pour les prochaines semaines.
• À lire aussi: 2 millions de morts dans le monde: tous les développements de la pandémie de COVID-19
C’est aussi le cas d’une dizaine de pays européens qui ont accueilli avec courroux la nouvelle inopinée que la pharmaceutique américaine ralentissait temporairement sa production effectuée en Belgique.
L’Allemagne, qui fait partie des États touchés, a déploré «une communication inattendue et de très court terme».
Les ministres de la Santé du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de la Lituanie, de la Lettonie et de la Suède ont, quant à eux, dénoncé, dans une missive commune, une situation «inacceptable» portant préjudice à la «crédibilité du processus de vaccination».
La réaction du Canada a été plus douce. «Je comprends la déception et je la partage, mais nous devons aller de l’avant», a dit le major général Dany Fortin, responsable de la logistique entourant la vaccination.
Ottawa continue de s’attendre à avoir reçu un total de quatre millions de doses du vaccin de Pfizer d’ici la fin du mois de mars. Avec les doses de Moderna, cela signifie six millions de doses au total sur la même période. L'objectif à long terme est d'avoir vacciné tous les Canadiens qui le souhaitent d'ici la fin septembre.
Qu’est-ce qui explique le retard annoncé par Pfizer vendredi? Des modifications sont effectuées dans la chaîne de production de l'usine belge de Puurs, lesquelles «nécessitent des approbations réglementaires supplémentaires», a expliqué la pharmaceutique, qui travaille en partenariat avec le laboratoire allemand BioNTech.
Pfizer fait valoir que les ajustements apportés à ses installations permettront d’augmenter substantiellement la quantité de doses envoyées, et ce, dès la fin de février.
N’empêche, le ralentissement temporaire force bien des pays à retourner à la table à dessin pour ajuster leur plan de vaccination. La Norvège a indiqué qu’elle allait, pour compenser la baisse, puiser dans le stock de précaution de vaccins qu'elle avait constitué à la réception des premières doses.
Les États-Unis ne seront, pour leur part, pas touchés par la décision de Pfizer puisque leurs doses proviennent d’installations américaines situées au Michigan.
– Avec la collaboration de l'AFP