Vaccination: des «conséquences» pour les fonctionnaires récalcitrants

Raphaël Pirro

2021-08-17T23:07:12Z
2021-08-18T00:09:26Z

Accusé par les conservateurs d’avoir une politique identique à la leur, Justin Trudeau a clairement établi pour la première fois mardi qu’il y aurait des «conséquences» pour les fonctionnaires fédéraux qui refusent le vaccin.

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«Nous allons travailler avec la fonction publique, avec les syndicats et avec nos partenaires dans les secteurs réglementés par le fédéral pour s’assurer qu’il y ait des conséquences pour quiconque ne voudrait pas se faire vacciner et qui n’a pas de bonne raison médicale», a clarifié le premier ministre.

M. Trudeau subissait de la pression depuis la circulation d’une note de la dirigeante principale des ressources humaines de la fonction publique du Canada voulant que les fonctionnaires qui refusent le vaccin puissent subir des tests rapides quotidiens, ce que proposent les conservateurs. La note est disparue en soirée mardi.

«Cette lettre était erronée et ne reflétait pas la politique du gouvernement, donc elle a été retirée par les fonctionnaires», a-t-il assuré.

Elle reflétait toutefois la position exacte du Parti conservateur, qui a sauté sur l’occasion pour accuser les libéraux d’«induire en erreur les Canadiens».

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«Ils ont révélé que son plan est exactement le même que celui que j’ai suggéré en ce qui concerne la vaccination obligatoire. Il camoufle maintenant ces documents et [agi de manière] cynique dans une élection cynique», a déclaré Erin O’Toole.

«Nous devons faire en sorte que les gens soient vaccinés, mais aussi avoir un plan dans le cas où ils ne le sont pas», a-t-il ajouté.

«Il est intéressant de voir les conservateurs tenter de dire qu’ils ont la même politique que nous. Il serait super qu’ils aient la même politique que nous», a répliqué M. Trudeau.

La nature des conséquences annoncées par M. Trudeau reste en suspens. Elle serait déterminée par le gouvernement, de concert avec les syndicats impliqués, incluant l’Alliance de la fonction publique du Canada, qui s’est dit en faveur de la politique.

La proposition de Legault appuyée

L’imposition du vaccin aux travailleurs de la santé au Québec, annoncé par François Legault mardi, a reçu l’appui du Bloc Québécois et du NPD. Le Parti libéral et le Parti conservateur ne s’étaient toujours pas prononcés en faveur.

«Je pense que le premier ministre du Québec prend une décision qui est fondamentale pour que les citoyens ne soient pas inquiets pour aller utiliser les services de notre propre système de santé», a dit Yves-François Blanchet.

Le NPD indique qu’Ottawa doit «redoubler d'efforts» dans la campagne de vaccination. «Une collaboration avec les provinces et les employeurs est essentielle pour surmonter ce défi», a-t-on écrit.

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