Vaccination: les conservateurs préoccupés par le report de la deuxième dose

Agence QMI
La recommandation du Comité consultatif national sur l’immunisation (CCNI) de reporter de quatre mois l’administration de la deuxième dose du vaccin Pfizer soulève des interrogations et inquiète le Parti conservateur du Canada.
Les députés Michelle Rempel Garner et Pierre Paul-Hus se disent étonnés de cette décision, d’autant plus que même Pfizer n’a pas été consultée sur ce nouveau délai à l’encontre des calendriers de vaccination dans le monde.
«Quand on a demandé à des experts si l’immunité partielle d’une deuxième dose retardée de quatre mois crée des conditions favorables à l’émergence de souches résistant au vaccin, ils ont fait état de certaines préoccupations», ont indiqué par communiqué les deux députés du PCC, lundi.
Selon les conservateurs, des rapports de recherche démontrent que l’émergence de variants résistant au vaccin pourrait devenir problématique en raison de la vaccination partielle des Canadiens.
«Le gouvernement doit immédiatement expliquer comment il prévoit répondre à ces préoccupations dans le cadre de sa stratégie de distribution du vaccin», ont-ils soutenu.
«Le président de Pfizer Canada, Cole Pinnow, a dit que la directive va à l’encontre de la monographie de Pfizer sur l’utilisation optimale, sécuritaire et efficace du médicament, ajoutant que cela crée des préoccupations, une confusion et une éventuelle hésitation», ont rappelé les membres du cabinet fantôme conservateur.
La décision du gouvernement libéral d’allonger les délais entre les deux doses du vaccin pourrait provoquer de l’hésitation chez les Canadiens à se faire vacciner, selon les appréhensions des conservateurs.
«Ce gouvernement laisse des responsables de la santé prolonger le délai entre l’administration de doses limitées - est-ce que les Canadiens vont devoir en payer le prix?» se sont interrogés Michelle Rempel Garner et Pierre Paul-Hus.