Vaccination obligatoire: le PQ opposé aux sanctions pour les soignants

Vincent Larin

2021-08-30T16:54:26Z
2021-08-30T18:34:58Z

Le Parti québécois se dit en faveur de la vaccination «obligatoire» des soignants... mais s’oppose à toute forme de sanctions pour ceux qui refusent le vaccin. 

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En point de presse, lundi, le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon, a présenté la position de sa formation politique aux termes des consultations sur la vaccination obligatoire qui se sont tenues jeudi et vendredi dernier.   

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Paul St-Pierre Plamondon sur QUB radio: 

S’il se dit contre la vaccination «obligatoire» pour tous, une option qu’il estime contre-productive, le chef péquiste juge qu’elle est nécessaire dans le cas des soignants en contact prolongé avec des patients.

Il s’oppose toutefois fermement à la mise à pied et aux congés sans solde pour les travailleurs de la santé qui refusent de se faire vacciner et propose de les faire tester une fois par jour.

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«Moi, je ne suis pas là pour me substituer au jugement des gens», a-t-il affirmé.

«Les syndicats sont venus nous dire qu'indépendamment de la discussion sur les droits fondamentaux, qui est un débat juridique, ce serait contre-productif, en termes de taux de vaccination et en termes d'absentéisme au travail, et donc ça pourrait occasionner des bris de services», a ajouté le chef péquiste.

Lors de son passage à la commission parlementaire jeudi dernier, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a reconnu que la vaccination obligatoire pourrait causer des bris de services en raison d’employés qui claquent la porte, notamment dans certains hôpitaux montréalais où le taux de vaccination stagne à 70 %.

Les conséquences pourraient être sérieuses, notamment une opération de délestage des chirurgies, avait-il également révélé.

C’est pourquoi Paul St-Pierre Plamondon accuse le gouvernement de jeter de l’huile sur le feu en voulant imposer la vaccination obligatoire des soignants.

«Il y a un risque réel de bris de service si on emploie la coercition, comme le suggère la CAQ. Pourquoi? Parce que plusieurs employés vont être expédiés en congé sans solde, et dans le contexte d'un réseau de santé fragile, ça aurait un effet important, voire catastrophique sur le réseau», a-t-il expliqué.

Le Parti libéral du Québec s’est dit en faveur de la vaccination obligatoire pour tous les travailleurs de l’État alors que Québec solidaire l’appuie, mais seulement pour les soignants en contacts prolongés avec des patients.

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