L’Ukraine rend la vaccination obligatoire pour les enseignants

AFP

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2021-10-07T18:10:13Z

Frappée par une nouvelle vague de COVID-19 , l’Ukraine a annoncé jeudi la vaccination obligatoire pour les enseignants et les fonctionnaires, une décision qui risque de susciter des protestations dans un pays où l’opposition aux vaccins est très répandue. 

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«Cette décision vise à protéger la vie et la santé des Ukrainiens » en « créant un environnement sûr dans les établissements scolaires et les structures d’État», a expliqué le ministre de la Santé Viktor Liachko, dans un communiqué de son ministère. 

Les enseignants et les fonctionnaires ont désormais un mois pour se faire vacciner, sinon ils « seront suspendus de leurs fonctions » et ne seront plus payés, a précisé le ministère. 

À la fin septembre, sur quelque 1,2 million d’enseignants ukrainiens, 70 % avaient reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 et 46 % deux doses, selon les chiffres du ministère de la Santé transmis à l’AFP.

Après un répit cet été, l’Ukraine, l’un des pays les plus pauvres d’Europe, fait face depuis plusieurs semaines à une progression fulgurante du coronavirus.

Jeudi, 15.125 nouveaux cas du Covid y ont été recensés, ainsi que 314 morts et 3.541 hospitalisations pour environ 40 millions d’habitants, un record depuis des mois.

La quasi-totalité des malades requérant une hospitalisation « n’ont pas été vaccinés », a fait valoir le ministre Liachko.

Après des problèmes de livraisons initiaux, les Ukrainiens disposent actuellement de quatre vaccins (AstraZeneca, Comirnaty [Pfizer/BioNTech], Moderna et le Coronavac chinois), mais nombreux sont ceux qui hésitent à se faire vacciner.

À ce jour, seuls 19 % de la population a reçu au moins une dose et 16 % en a reçu deux, a dit à l’AFP Iouri Ganytchenko, le chef du Centre de l’économie de la santé au sein de l’École d’économie de Kiev.

Dans ces conditions, la nouvelle vague de COVID-19 pourrait faire des ravages dans cette ex-république soviétique, estiment les experts, certaines régions manquant déjà de lits d’hôpitaux. 

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