Denis Coderre: vers un possible retour à la mairie de Montréal?

Agence QMI
Près de quatre ans après avoir cédé sa place à la mairie de Montréal, Denis Coderre annonce à demi-mot un possible retour à l’hôtel de ville dans son prochain livre.
L’ancien maire de la métropole donne le ton dès les premières pages de son livre Retrouver Montréal, attendu pour la fin du mois de mars.
En revenant sur sa conférence de presse donnée le soir de sa défaite électorale en novembre 2017, il assure avoir pris suffisamment de recul sur sa situation personnelle et propose de nouvelles lignes directrices pour le développement de Montréal.
«Lors de cette dernière conférence de presse, j’ai osé dire: “C’est sûr que vous allez me revoir. Je serai toujours là pour m’assurer que Montréal puisse jouer son plein potentiel. Peut-être pas comme maire ou politicien.” Je le pensais. Je le vis», peut-on notamment lire dans le préambule de son livre obtenu par l’Agence QMI.
Denis Coderre a notamment reconnu que l’année 2017 était son «annus horribilis», attribuant sa défaite à des problèmes personnels.
«Je n’aurai jamais été le candidat de ma réélection. J’étais le maire qui achevait son mandat et qui maintenant avait hâte de le finir», affirme-t-il.
L’ex-maire fait également le point sur la situation dans laquelle se trouve Montréal depuis le début de la pandémie de COVID-19, soutenant que la ville «n’a jamais été aussi divisée».
«Notre gouvernance se comporte à nouveau comme une créature des provinces et non comme un gouvernement de proximité. Pis encore, en choisissant l’esprit de quartier comme unique donnée dans l’équation des solutions à apporter, nous mettons de côté le rôle crucial et vital qui revient d’emblée à la constitution d’une métropole rayonnante», a attaqué M. Coderre.
Dans son livre, l’ancien maire aborde ainsi plusieurs pistes de réflexion allant du vivre-ensemble au développement économique de la ville ou encore de l’avancement des projets de mobilité durable dans la métropole.
«Nous devons nous ressaisir, car le pire reste à venir. Il y a trop de laissés-pour-compte mondialement et sur notre propre territoire», a-t-il ajouté.