Montréal : vers une réduction des GES des grands bâtiments

Joël Lemay / Agence QMI

Agence QMI

2021-08-20T18:15:34Z

La ville de Montréal a dévoilé vendredi un nouveau règlement sur la divulgation et la cotation des gaz à effets de serre (GES) pour obliger les propriétaires de grands bâtiments à mieux contrôler leur consommation d’énergie et à investir dans des solutions plus vertes.  

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Le règlement va obliger les propriétaires de grands bâtiments dans les secteurs commercial, institutionnel et du multi logements - où les combustibles fossiles sont encore très présents pour le chauffage - à partager chaque année les formes et les quantités d’énergie auxquelles ils ont eu recours.

La Ville a indiqué que le nouveau règlement, qui va se déployer en trois étapes à compter de 2022, va lui permettre de comptabiliser des informations comparatives concernant les émissions de GES des bâtiments et de bâtir une échelle permettant de coter la performance de chaque bâtiment.

Bâtiments de 15 000 mètres touchés    

Ainsi, dès l’an prochain, dans le cadre de la première phase de déploiement, ce sont les bâtiments de 15 000 mètres carrés qui vont être touchés par les nouvelles mesures. 

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L’année suivante, les bâtiments de 5000 mètres carrés et plus ainsi que les 50 logements et plus seront inclus à leur tour. 

En 2024, les bâtiments de 2000 mètres carrés et plus devront se conformer ainsi que les 25 logements ou plus.Selon la Ville, qui dit travailler étroitement avec le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, la première phase d’implantation du système de divulgation pourrait à terme permettre de réduire de 9 % les GES d’ici 2030.

Une semaine verte pour l'administration Plante    

C’est une semaine «verte» pour l’administration de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, qui a aussi annoncé des initiatives visant à réduire l’utilisation de pesticides et du plastique à usage unique, en plus de dévoiler une stratégie d’électrification.

«Les changements climatiques sont réels et les enjeux sont immenses. Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie est sans équivoque. C’est un vrai signal d’alarme. Nous devons agir rapidement, par différents moyens, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES)», a dit la mairesse Plante, dans un communiqué.

«Notre règlement sur la divulgation et la cotation des émissions de GES des grands bâtiments est un autre pas concret vers l’atteinte de la réduction de la consommation d’énergie fossile, a-t-elle enchaîné. Montréal emboîte le pas à plusieurs métropoles internationales qui ont mis en place de telles mesures. J’ai bon espoir qu’il servira de modèle pour l’ensemble du Québec.»

«La transition énergétique concerne tout le monde et tous les secteurs, y compris celui des bâtiments commerciaux et institutionnels. [...] J’encourage les gestionnaires immobiliers à poursuivre leurs efforts en matière d’efficacité énergétique et je les remercie de contribuer à bâtir un Québec plus sobre en carbone», a dit pour sa part le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Jonatan Julien.

Les émissions montréalaises ont reculé de 29 % en 2017 comparativement à 1990, selon la Ville.

La nouvelle réglementation s’inscrit dans le Plan climat de la Ville de Montréal, dont l’objectif est de diminuer de 55 % les émissions de GES de la métropole d’ici 2030 et d’atteindre la carboneutralité en 2050.

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