Victime d’une fraude importante, le chef d’antenne Hadi Hassin ne sait plus à qui faire confiance

Le journaliste dit avoir développé une sorte d’hypervigilance depuis la fraude

Photo portrait de Frédérique Giguère

Frédérique Giguère

2026-02-18T05:00:00Z
2026-02-18T16:50:21Z

Victime d’un vol d’identité dans le cadre de l’enquête entourant une usine clandestine de fabrication de faux documents, le chef d’antenne Hadi Hassin s’est senti complètement seul lorsqu’il a dû naviguer dans le labyrinthe administratif engendré par ce crime.

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Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

Tout commence par une lettre de la Sûreté du Québec (SQ) reçue l’été dernier et l’informant qu’il avait été ciblé par une telle fraude. Le journaliste de TVA Nouvelles comprend alors que les nombreux appels reçus depuis janvier par des agences de recouvrement ne sont finalement pas des appels frauduleux.

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Photo fournie par Hadi Hassin
Photo fournie par Hadi Hassin

« Au début, tu n’y crois pas. Je ne dois rien à personne », raconte-t-il.

Pendant ce temps, les montants s’accumulent. On a d’abord acheté pour près de 4000 $ de cellulaires chez Vidéotron à son nom. Puis, un prêt bancaire de 5000 $ a été contracté dans une institution bancaire. Des demandes de financement auraient aussi été déposées ailleurs, mais refusées.

Dans ses stories Instagram, Hadi a partagé ceci :

Il devient l’intermédiaire

M. Hassin multiplie les vérifications auprès d’Equifax et de TransUnion et communique avec la SQ et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), avec les entreprises flouées et avec les agences de recouvrement. Rien n’est centralisé.

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Les enquêteurs ne peuvent lui en dire trop afin de ne pas nuire au dossier. Les agences, elles, veulent leur argent.

« Ce n’est pas des gens qui t’appellent avec beaucoup de bienveillance, disons », dit-il.

Le journaliste estime avoir reçu une cinquantaine d’appels et de textos des agences entre janvier 2025 et janvier dernier. C’est lui qui transmet les numéros d’enquête aux créanciers, qui fournit les explications et qui relance. Il est rapidement devenu l’intermédiaire.

« Quand tu vis ça, tu es un peu laissé à toi-même. »

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Départager le vrai du faux

De par sa formation comme professionnel de l’information, Hadi Hassin est bien informé et habitué à départager le vrai du faux. Malgré tout, il en vient à douter. Des agences le pressent de payer, alors qu’on lui répète d’être prudent face aux fraudes.

« Tu ne sais plus à qui faire confiance. »

L’ironie ne lui échappe pas. Depuis des mois, il met en garde ses parents, dans la soixantaine avancée, contre les appels et les textos suspects. Il les exhorte à ne rien répondre.

Encore à ce jour, Hadi Hassin n’a aucune idée s’il a été ciblé en raison du caractère public de son métier ou s’il s’agit d’un hasard.

Depuis, il admet avoir développé une forme d’hypervigilance. Il conserve toutes les lettres et les courriels. Il limite les achats à des commerces reconnus et évite de fournir ses informations personnelles le plus possible. Il est convaincu que la situation peut se reproduire.

En voyant les photos des suspects dans Le Journal, mardi matin, Hadi Hassin a ressenti un immense soulagement.

« Ça me fait du bien de penser qu’ils vont subir les conséquences de leurs actes », conclut-il.

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