Virginie Fortin a un point en commun avec son personnage dans «Inspirez expirez»
La deuxième saison de la série «Inspirez expirez» est disponible sur Crave.

Annie Hogue
Alors que la deuxième saison de la populaire série s’apprête à débarquer sur Crave, l’actrice nous parle de son personnage de Vicky, que des événements menaçants et la disparition d’une amie incitent à plonger dans une nouvelle enquête.
• À lire aussi: Denis Villeneuve recrute le fils de Jason Momoa pour «Dune 3»
• À lire aussi: 7 films d’horreur à voir au cinéma cet été
Virginie, tu reprends ton rôle de Vicky dans Inspirez expirez. Dans quel univers cette deuxième saison nous plongera-t-elle?
Nous restons dans la veine du bien-être, mais nous ne sommes plus dans un huis clos en forêt comme c'était le cas dans la saison 1. Vicky et Sophie, qui est jouée par Sonia Cordeau, sont de retour de leur retraite de yoga. Il y a une vague de menaces. Les événements les entraînent dans une quête de bien-être, mais on plonge davantage dans la vraie vie des personnages.
Quelle a été ta réaction quand tu as appris qu'il y aurait une deuxième saison?
J'étais très heureuse, car c'est une série amusante et drôle. Le personnage de Vicky me sort des rôles que je joue habituellement. C'est une fille plus naïve, plus soucieuse de son apparence que moi.
Est-ce que tu dirais que Vicky est un peu différente dans la saison 2, après avoir vécu tant d’émotions fortes dans la première saison?
Oui, elle est plus assumée, elle dit ce qu'elle pense et elle exprime davantage ce qu'elle veut. Elle entreprend un virage dans le sens où elle assume son orientation sexuelle. Le grand changement, c'est qu'elle côtoie plus souvent Sophie, puisque les deux filles habitent ensemble. Et elle a développé un goût pour les enquêtes après la retraite de yoga meurtrière...

À quoi ressemble maintenant la relation entre Sophie et Vicky?
Ce sont deux amies unies par le trauma. On sent qu'il reste des tensions et, parfois, les couteaux volent bas. Quand elles se tapent sur les nerfs, elles se le disent. Leur relation est quand même plus amicale et on sent vraiment que le drame les a transformées et les a unies.
Est-ce que tu te reconnais parfois en Vicky? Avez-vous des ressemblances?
C'est moi qui la joue, donc il y a forcément des ressemblances. Je dirais qu'elle a du répondant et de la répartie comme moi. Sa spontanéité me rejoint aussi. Vicky est cependant plus fleur bleue que moi, plus naïve aussi. En fait, elle choisit de mettre de l'avant ce côté de sa personnalité, mais comme on le verra dans la saison 2, elle n'est pas aussi «nouille» que ce qu’on pourrait croire. Son souci d'être aimée par les autres, de ne pas les froisser, c'est un sentiment très humain que je partage. Mais Vicky passe beaucoup plus de temps à se faire les ongles que moi! (rires)
Quels défis devra-t-elle affronter cette saison?
Son principal défi est de s'assumer davantage et d'essayer de se remettre de son traumatisme. Sophie et Vicky le font toutes les deux, mais de façon différente. Pour Vicky, c'est en cumulant les conquêtes sexuelles.
Tu disais que Vicky s'est découvert une fascination pour les enquêtes. Elle aura donc une nouvelle enquête à mener?
Oui, tout devient prétexte à ouvrir une enquête. Il y aura une enquête sur les menaces reçues par les anciens participants à la retraite de yoga. Ça sert de prétexte pour ramener les personnages de la première saison dans la deuxième. Tous ceux qui sont encore vivants font un petit ou un grand retour. On ne pouvait pas ne pas ramener le personnage de Steve Laplante, car il y aura une enquête de police. Si la série revient pour une troisième saison, j'aimerais même que Vicky devienne une vraie policière. C'est quelque chose que je partage avec elle, ce goût des enquêtes... Je dis souvent que j'aurais pu être détective! En parallèle, il y a une autre enquête qui implique Geneviève, l'amie de Sophie et Vicky qui est jouée par Katherine Levac. Elle se retrouve dans une semi-secte, les Femmes Étoiles.
Selon toi, quelle est la plus grande qualité de Vicky et son plus grand point faible?
Son point faible est son désir de plaire, et sa grande force, c'est sa détermination.
Pourrais-tu être amie avec une fille comme elle?
Au début de la saison 1, j'avoue qu'elle pouvait me «gosser». Mais après, on a vu qu'elle avait un bon fond. Je m'identifie davantage au personnage de Sophie, et je crois que Vicky et moi aurions la même courbe en amitié que Sophie et elle. Je peux voir qu'elle est charmante, mais sur papier, ça ne clique pas.
Au départ, qu'est-ce qui t'a séduite avec la série Inspirez expirez?
Ce sont d'abord et avant tout les textes de Sonia Cordeau. C'est une série comme on en fait rarement au Québec. Je connais Sonia et Jean-François Chagnon, le réalisateur, depuis longtemps. J'ai fait de l'impro au secondaire avec eux. Ils étaient dans une autre école, donc nous étions des rivaux, mais pas des ennemis. Je les trouvais drôles à l’époque et je les trouve encore drôles aujourd'hui. J'aime le fait que la série prenne place dans un univers encore peu exploité. Le ton de la série est loufoque, presque «cartoonesque», mais aussi sérieux. Avec la série, Sonia se permet aussi de prendre habilement position sur des sujets sociaux, sans que ce soit moralisateur. Quand on a de bons textes et de belles images, ça donne une bonne série!