Visite dans les coulisses de La Voix en temps de pandémie

Marie-Josée R. Roy
La production de La Voix est déjà une opération complexe à mener chaque semaine. Imaginez en temps de pandémie, avec une série de règles sanitaires serrées à suivre, sur scène comme en coulisses!
Chantal Lépine, productrice déléguée de l’émission, a fait faire le tour du plateau de La Voix à l’Agence QMI le vendredi 2 octobre dernier, alors que se tenaient les répétitions du gala qui aurait lieu deux jours plus tard. Au menu: artisans passionnés, répétitions survoltées, visages masqués et personnes distanciées!

Entrée sécuritaire
Dès l’entrée dans le studio MELS de l'arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil, un protocole sanitaire s’impose. Lavage des mains, prise de température, remplissage de formulaire et distribution de masques sont obligatoires pour quiconque souhaite franchir la porte principale, où la sécurité a de surcroît été accrue. «Avant, il y avait différentes portes, pour les spectateurs, pour le public... Maintenant, tout est centralisé au même endroit. Il faut passer aux douanes, en quelque sorte!», rigole Chantal Lépine.

Anges gardiens
Pandémie ou pas, des préposés aux premiers soins sont toujours de garde sur le plateau de La Voix, une mesure imposée par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour les lieux où œuvrent un grand nombre de gens, ou qui sont susceptibles de rallier les foules.


Repas et collations
Auparavant, le plateau de La Voix était irréprochable sur le plan environnemental, notamment au niveau des collations. La COVID-19 a hélas engendré une obligation de revenir aux formats individuels de biscuits, sachets de noix et compotes, et aux bouteilles d’eau. Celles-ci sont soigneusement disposées dans des cases sur une table en coulisses pour éviter que toutes les mains ne tripotent tous les produits. «On était exemplaires avant, note Chantal Lépine. On avait éliminé le plastique, le préemballage et les ustensiles jetables; on avait des bouteilles réutilisables et on avait une cantinière pour cuisiner des collations, des salades. Maintenant, on doit tout séparer. C’est malheureux.» Pour la distanciation, la cafétéria a aussi été repensée et divisée en plusieurs locaux, et les artistes et artisans ne peuvent désormais être que deux à partager une même table. «On a identifié les groupes de personnes, et chacun a sa cafétéria.» On a également écarté les loges communes. Chacun se prépare désormais dans son propre espace.

Gardez vos distances!
Véronique Lachance, coordonnatrice sanitaire [et régisseuse au Cirque du Soleil], a récemment été embauchée par la production pour veiller à la bonne application des consignes gouvernementales. Entre autres responsabilités, elle doit sans cesse s’assurer qu’une distance de 2 m sépare les gens, et elle utilise cette longue baguette pour mesurer les distances. Elle a suivi une formation spécifique à cette fonction. «Je m’assure aussi que les travailleurs sont protégés en portant les lunettes et le masque en tout temps. Je fais du babysitting, je répète constamment!», raconte-t-elle.

Réactions en direct
Avec l’interdiction de rassembler un public à l’intérieur, on a remplacé les gradins de spectateurs habituels par des écrans. Comme on a pu le voir la semaine dernière, les familles des candidat(e)s peuvent ainsi réagir en direct aux prestations de leur protégé(e), à partir de leur maison. «On les contacte juste avant pour faire des tests et on envoie ensuite les familles dans les écrans», précise Chantal Lépine.

Chaises distanciées
On le remarque peu à l’écran, mais les chaises des coachs Pierre Lapointe, Marc Dupré, Cœur de pirate et Garou ont été éloignées l’une de l’autre, à 2 m de distance, dans le contexte. En temps normal, les gradins s’élèvent derrière les bancs des coachs, et d’autres petits groupes de spectateurs sont répartis ici et là dans le studio, ce qui n’est pas possible en 2020.

Danser... de loin
Le chorégraphe Davy Boisvert travaille en étroite collaboration avec la coordonnatrice sanitaire pour confirmer qu’un espace de 2 m sépare les artistes sur scène. En arrière-plan, France D'Amour répète son succès Le fil conducteur.

Un week-end de travail
Le metteur en scène Jean-François Blais donne ses directives à France D’Amour, l’une des invitées de la semaine. En vue de chaque spectacle du dimanche de La Voix, les répétitions s’amorcent le vendredi, avec des tests de son. Le samedi, tous les candidats sont mis à contribution pour une pratique avec caméras. Le dimanche après-midi, on procède à une répétition générale, avant le direct du soir même.

France et Francis
France D’Amour en action avec le candidat Francis Degrandpré (équipe Marc Dupré) lors des répétitions.

À chaque candidat son micro
«Chaque microphone, chaque écouteur est désinfecté après les performances des candidats, un par un. C’est une grosse logistique. Ça va déjà vite, mais cette année, ça va encore plus vite», expose Francis Gaudreau, technicien en radiofréquence, responsable de la manipulation et de l’entretien des appareils électroniques de scène.

«Faire la vaisselle»
Au sortir de scène, les participants doivent déposer leurs accessoires techniques dans ces bacs «à vaisselle», grâce auxquels ils seront ensuite désinfectés.

Le couloir CCM
Le couloir qui mène aux salles de «CCM» (coiffure, costumes, maquillage). Les règles sanitaires, encore une fois, s’y trouvent bien en évidence.

À l’habillage!
Dans l’atelier des costumes, la styliste Marie-Kim Mercier voit au style des candidats, dans le confort et le bon look.

Coups de ciseaux
La directrice artistique Véronique Pelchat coupe les cheveux du directeur musical David Laflèche, juste avant le direct du dimanche.

Coups de pinceau
Le chef maquilleur Marco Marsolais maquille le coach Marc Dupré, juste avant le direct du dimanche.

3, 2, 1...
Dans la régie mobile, le réalisateur Luc Sirois et ses collègues Mélanie Boileau, Pierre Diamond et Christian Gibeault s’apprêtent à donner le signal de départ, quelques minutes avant le début du direct du dimanche.
Bientôt la fin
La fin approche pour La Voix, alors que Star Académie effectuera un retour en force à l’hiver.
«On fait du déni, avoue Chantal Lépine. Je pense qu’on va l’avoir en pleine face, qu’on va réaliser au dernier show. On souhaite tous que ça revienne. On a une super équipe en place. On est comme une famille. C’est un projet tellement intense, on est devenus très soudés. Chose certaine, on va se rappeler de notre dernière année!»
Des changements au format de La Voix
Des changements ont été apportés au format de La Voix en raison de la pandémie, au Québec comme ailleurs dans le monde.
«Je suis en contact avec Mick DeBoer, représentant du format [original] néerlandais, explique Chantal Lépine. Je le tiens au courant au fur et à mesure qu’il y a des changements, que ce soit dans notre décor ou au point de vue du contenu. Habituellement, il serait avec nous. Il vient toujours nous rendre visite au début de chaque bloc, mais en ce moment, dans les circonstances, il ne peut pas voyager. On communique par courriel et par FaceTime. Les relations sont bonnes, la confiance est là et on a fait nos preuves, comme quoi on livre une émission de qualité.»