Voici comment Élodie Grenier entrevoit la suite de sa carrière après Passe-Partout

Le Salon du livre jeunesse de Longueuil se déroulera du 7 au 9 février.

Dominic Gouin / TVA Publications

Alicia Bélanger-Bolduc

2025-02-06T11:00:00Z

Élodie Grenier incarne une petite fille sage dans Passe-Partout, mais elle sait nous démontrer que la palette de son talent va bien au-delà de cela. Son jeu polyvalent ne cesse de nous surprendre, qu'on pense à ses performances dans Nuit blanche ou À cœur battant. Désormais porte-parole du Salon du livre jeunesse de Longueuil, elle se confie sur l’importance de la lecture, qui l’a aidée à traverser des épreuves difficiles.

• À lire aussi: Catherine Chabot décroche le rôle principal de cette nouvelle série

• À lire aussi: Y aura-t-il une troisième saison à Nuit blanche? L’auteure répond

Du 7 au 9 février, tu seras la porte-parole du 19e Salon du livre jeunesse de Longueuil. Quel sera ton rôle?

C’est Gabrielle et Jean-François qui l’ont fait les années précédentes. J’aime croire qu’ils ont gardé la meilleure pour la fin! (rires) Je suis très honorée et touchée de prendre ce rôle. Je serai présente sur place tout au long du salon pour rencontrer les jeunes, présenter les spectacles gratuits offerts et tout simplement encourager les gens à venir à ce bel événement.

Quelle place prend la lecture dans ton quotidien?

La lecture a toujours été importante pour moi; je lisais déjà beaucoup quand j'étais plus jeune. J'ai tellement de souvenirs précieux associés à ces moments, comme la fois où j'ai dévoré un tome de Harry Potter en seulement quatre jours! Puisque j’ai commencé si jeune, c’est une passion qui m’a accompagnée toute ma vie, même dans les périodes plus difficiles. À la fin de mon primaire, j’avais des problèmes à connecter avec les gens de mon âge. Le simple fait de me plonger dans des livres, où évoluaient des personnages qui vivaient eux aussi des peines, des défis et des peurs, ça a fait en sorte que je me suis sentie moins seule. J’ai donc le désir de transmettre cette passion aux autres.

Publicité

À tes débuts dans l’émission, ta mère était professeure au préscolaire. Elle enseignait donc aux jeunes qui t’écoutaient!

Après 35 ans de carrière, elle a maintenant pris sa retraite. Mais avant de débuter mon rôle dans Passe-Partout, j'étais allée dans sa classe pour observer les petits de quatre ou cinq ans afin de comprendre ce qui les intéressait. Ce jour-là, ils ont tous réalisé un dessin. J’ai affiché ces dessins dans ma loge pour garder en tête à qui je m’adressais. Aujourd'hui, ma mère fait parfois de la suppléance. Elle conserve avec elle une vidéo de moi en Passe-Partout saluant ses élèves: c’est son joker pour gérer les groupes difficiles! (rires)

Sens-tu que toi aussi tu as grandi en faisant ce projet, autant que les tout-petits qui t’écoutent?

J’étais dernièrement sur le plateau de Génial! et, pour la première fois, un adolescent de 12 ans m’a dit: «Madame, je vous écoutais quand j’étais jeune.» On évolue, mais notre public aussi, et plus rapidement qu’on l’imagine! (rires) Si je repense à la Élodie de 26 ans qui commençait ce projet, j’ai un petit vertige. Je me rends compte que, à cet âge, je n’étais pas vraiment outillée pour porter ce personnage et aller le défendre dans une série d’entrevues. Tout est arrivé en même temps et vite. Mais maintenant, je me sens capable de relever de nouveaux défis et d’explorer d’autres types de rôles, puisque cette expérience a tellement été formatrice.

As-tu justement peur qu’un rôle important comme celui-ci te colle à la peau?

En acceptant ce rôle, je voulais prouver que je pouvais jouer d’autres types de personnages, mais ça m’a mis tellement de pression dès le départ! À l’époque, je n’avais rien à perdre: ça faisait quatre ans que j’étais sortie de l’école de théâtre, et les rôles se faisaient rares. Aujourd’hui, je réalise que c’était la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Au contraire, le fait que tout le monde en parle a poussé les productions à me donner une chance. J’ai fini par incarner des personnages que je n’aurais jamais imaginé jouer, simplement parce qu’on me reconnaissait et qu’on est dans une ère où on cherche à se diversifier.

Publicité

Penses-tu que cette émission, tout comme les livres d’ici, joue un rôle essentiel dans la transmission de notre culture dès le plus jeune âge?

Si, comme parent, nous faisons écouter ce genre d’émission et faisons lire à nos enfants des livres d’auteurs québécois, je suis certaine que les jeunes grandiront avec l’envie de découvrir d’autres œuvres d’ici. La mort de Kim Yaroshevskaya est un bon exemple de l’émotivité que nous ressentons par rapport à notre télévision jeunesse. Tout ce à quoi nous sommes exposés quand nous sommes tout jeunes fait souvent partie de nos premiers et beaux souvenirs d’enfance.

Quels sont les projets qui s’en viennent pour toi?

J’ai joué un petit rôle que j’ai beaucoup aimé faire dans Le retour d’Anna Brodeur, sinon, les gens pourront me voir dans la nouvelle série Dernière Seconde sur illico+ d’ici la fin de 2025.

Cette série a été réalisée par ton conjoint, Julien Hurteau. Comment est-ce de collaborer avec lui?

Ce n’est pas le premier projet qu’on fait ensemble. Il a travaillé un peu sur Passe-Partout et Nuit blanche, et il y a eu d’autres petites coïncidences comme celles-là qui sont arrivées au cours de nos carrières. On travaille bien ensemble. Je le trouve sincèrement très talentueux. Je fais confiance à ses opinions et ses points de vue lors des tournages.

Publicité

Vous êtes-vous connus dans le cadre du travail?

C’est une amie commune qui nous a invités à sa fête; elle voulait absolument me le présenter. Elle m’a dit qu’elle était certaine qu’on allait finir ensemble, mariés avec des enfants! On n’est pas encore passés par ces étapes, mais on est quand même en couple depuis 10 ans. Donc, on la remercie! (rires)

Et avez-vous des projets à deux bientôt?

On cherche présentement à s’acheter une maison. On est déjà propriétaires, mais on veut un logis plus grand. On a fait une offre sur une propriété et on a su ce matin qu’elle avait été refusée. Je prends ça comme un signe de la vie comme quoi quelque chose de mieux nous attend. J’essaie vraiment d’avoir ce mode de pensée cette année, tant dans ma vie personnelle que dans le travail: je laisse les événements venir à moi. Nous aimons aussi beaucoup voyager. Nous revenons de la Martinique. Mais avec ce gros projet, nous devrons attendre à plus tard avant de pouvoir voyager à nouveau.

À voir aussi:

Publicité

Sur le même sujet