Voici les invités de «La grande veillée de Noël» 2025
Samedi 20 décembre à 20 h, sur ARTV
Julie Loiselle
Stéphane Archambault reprend les rênes de cette émission spéciale du temps des fêtes, où musique, danse et contes occupent toute la scène. Le chanteur de Mes Aïeux est d’ailleurs l’hôte idéal pour faire swinger la compagnie en s’entourant des Charbonniers de l’enfer, de la violoniste Geneviève Morasse et de la danseuse Yaëlle Azoulay.
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Tout ce beau monde s’est réuni à Moncton, au Nouveau-Brunswick, pour l’occasion. Dans une ambiance digne du jour de l’An, l'animateur et ses invités offrent près d’une heure de prestations en compagnie d’un orchestre chevronné. Comme à chaque édition, l’émission va bien au-delà de la musique, puisque les numéros sont aussi ponctués de discussions où chacun partage anecdotes et souvenirs sur les fêtes de fin d'année.
«Mettez vos bottes dans le bain, vos manteaux sur le lit et entrez!», lance d’emblée Stéphane pour donner le ton. Dans la salle, le public est déjà conquis lorsque Les Charbonniers de l’enfer entament Dans la ville de Paris. Véritables vétérans de la scène folk, les membres cumulent plus de 30 ans de carrière. «Je me souviens encore de la première fois que je vous ai vus. Sans savoir à quoi m’attendre, avec un nom comme le vôtre, je pensais que ça allait être puissant et électrique!», raconte l’animateur en riant. Michel Faubert explique ensuite la genèse du groupe: «Il n’y avait pas d’artistes folkloriques qui chantaient vraiment l’étendue du répertoire. On peut dire qu’il y avait une certaine audace là-dedans.» Les Charbonniers de l’enfer ont aussi un alter ego, Les Mononcles, qui proposent des pièces teintées d’une atmosphère de cabaret des années 1960. Le public a d’ailleurs droit à deux chansons de ce répertoire: La suite du gourmand et Wake Up Sam.
Parole et musique
L’émission se poursuit avec un conte inspirant, Le miroir. «C’est l’histoire d’un vieux et d’une vieille qui ne s’étaient jamais mirés de leur vie. Ni sur l’eau d’un lac, ni sur la glace l’hiver», commence Michel, qui, en plus d’être chanteur, s’est spécialisé dans la lecture de contes fantastiques et folkloriques. Le public est suspendu à ses lèvres, captivé par son intensité. Le soixantenaire confie plus tard à Stéphane d’où lui vient cet intérêt: «Il y avait l’Encyclopédie de la jeunesse Grolier dans le salon chez mes parents. J’étais fasciné par la section des histoires; j’avais toujours le nez là-dedans.»
La parole passe ensuite à Geneviève Morasse qui, armée de son violon, fait vibrer la salle depuis le début de la soirée. «La relation entre la musique traditionnelle et le temps des fêtes, c’est quelque chose qui fait partie de notre culture, de nos racines», croit-elle, ce qui explique son attachement à ce répertoire rassembleur.
Tout le monde debout!
Au fil des différents moments musicaux qui ponctuent la soirée, le public découvre les talents de gigoteuse de Yaëlle Azoulay. Intrigué, Stéphane lui demande comment une Franco-Marocaine en est venue à se spécialiser dans les danses traditionnelles québécoises. «Mes parents sont arrivés ici, dans cette terre d’accueil, et ma mère voulait me garder occupée. Elle m’a inscrite à un groupe de danse folklorique. J’ai appris entre autres le flat footing et la gigue du Cap-Breton», raconte-t-elle. Celle qui anime également des soirées de danse n’hésite pas à inviter le public de La grande veillée à se lever et à bouger: «J’aime proposer des danses simples, mais amusantes. Je veux que personne ne se sente exclu, parce que c’est trop difficile.»
Un autre moment fort de l’émission survient lorsque Les Charbonniers de l’enfer interprètent La comète, écrite en hommage à feu Dédé Fortin, du groupe Les Colocs. La soirée se conclut sur une note festive avec la chanson Lundi mardi jour de mai, qui entraîne toute la salle dans un dernier élan d’énergie. Mêlant contes, musique traditionnelle, danse et rencontres humaines, La grande veillée de Noël réussit une fois de plus à rassembler et à célébrer notre patrimoine!