Vous n’avez pas vu d’aurores boréales lundi: pas grave, il y en aura (surement) d’autres bientôt!


Andrea Lubeck
Vous n'avez pas réussi à voir d'aurores boréales lundi soir? Pas de panique: les années 2024 et 2025 seront particulièrement favorables pour en observer.
Le pic du cycle d’une durée de 11 ans de l’activité solaire approche et devrait être atteint d’ici la fin de l’année, explique à 24 heures Olivier Hernandez, astrophysicien au Planétarium de Montréal.
• À lire aussi: Éclipse solaire du 8 avril: «N’achetez pas vos lunettes sur Amazon»
• À lire aussi: Les mythes les plus épeurants associés aux éclipses à travers les époques
Tout juste avant et après avoir atteint le maximum, c’est là que de plus en plus de tempêtes solaires se produisent, augmentant ainsi les chances que des aurores boréales se forment et puissent être visibles partout au Québec.
«C’est sûr que ce sera captivant. Il ne faut pas manquer un moment pour en voir», conseille l’expert.
«Profitez de l’été qui s’en vient, même si les nuits sont plus courtes. À cause de l’activité solaire de plus en plus forte, allongez-vous dans l’herbe ou le sable, regardez vers le ciel et attendez. On a de fortes chances de voir [des aurores boréales], surtout un peu plus dans le Nord. Ça permet de passer de très bonnes vacances», recommande Olivier Hernandez.

Pourquoi on en n'a pas vu lundi?
Météo Spatiale Canada avait émis dimanche une veille d’orage géomagnétique. Ce phénomène augmente les chances d’observer des aurores boréales partout au Canada, un spectacle habituellement réservé aux habitants du Grand Nord.
Ces tempêtes se produisent lorsqu’il y a de l’activité solaire qui cause l’expulsion dans l’espace de bouts du Soleil – ce qu’on appelle des éjections de masse coronale – qui peuvent rencontrer la Terre.
La masse coronale rebondit sur le champ magnétique terrestre et les particules chargées qui restent entrent en contact avec des gaz dans la haute atmosphère de la planète causant des aurores boréales.
L'indice Kp
Pour voir des aurores à notre latitude, il faut que l’activité géomagnétique, mesurée par l’indice Kp allant de 0 à 9, soit particulièrement intense. Dimanche soir, cet indice était de 6,6 entre 23h et 2h. Il est prévu qu’il soit de 5 entre 20h et 23h lundi soir, le seuil minimal pour voir des aurores dans le ciel de Montréal.
Pour vraiment espérer pouvoir voir des aurores dans les régions de Montréal et d’Ottawa, l’indice Kp doit atteindre 6 ou 7. Mais attention: il vaut mieux s’éloigner des centres densément peuplés, parce que la pollution lumineuse réduit le niveau de visibilité des aurores.
La Lune
D'autres facteurs ont joué les trouble-fête lundi, y compris la pleine Lune,«qui agit comme un phare dans la nuit», dont la luminosité surpasse celle des aurores boréales, explique Olivier Hernandez, astrophysicien au Planétarium de Montréal.
«C’est le pire moment pour avoir une activité solaire. C’est dommage parce que le ciel sera dégagé», se désole-t-il.
L'indice BZ
Il y a également l’indice Bz, soit «les coordonnées du champ magnétique», qui est actuellement orienté vers le Nord, alors qu’il devrait pointer vers le Sud pour augmenter la probabilité d’observer des aurores pour un plus grand nombre de Québécois, indique M. Hernandez.
«C’est une contrainte qui fait monter l’anneau auroral, c’est-à-dire la zone où se produisent les aurores. Une aurore boréale très intense peut faire descendre [l’anneau] très au sud en latitude, mais si l’indice Bz n’est pas dirigé dans le bon sens, l’anneau va remonter et on ne verra pas tant d’aurores que ça à notre latitude», poursuit l’astrophysicien.
La Lune joue les trouble-fête
«C’est le pire moment pour avoir une activité solaire. C’est dommage parce que le ciel sera dégagé», se désole-t-il.
Il y a également l’indice Bz, soit «les coordonnées du champ magnétique», qui est actuellement orienté vers le Nord, alors qu’il devrait pointer vers le Sud pour augmenter la probabilité d’observer des aurores pour un plus grand nombre de Québécois, indique M. Hernandez.
«C’est une contrainte qui fait monter l’anneau auroral, c’est-à-dire la zone où se produisent les aurores. Une aurore boréale très intense peut faire descendre [l’anneau] très au sud en latitude, mais si l’indice Bz n’est pas dirigé dans le bon sens, l’anneau va remonter et on ne verra pas tant d’aurores que ça à notre latitude», poursuit l’astrophysicien.