Vos bougies favorites sont-elles vraiment sécuritaires?
Les bougies parfumées sont-elles dangereuses? Ce que vous devez vraiment savoir
Juliette de Lamberterie
La rumeur circule depuis des années : nos bougies parfumées favorites seraient mauvaises pour la santé.
On parle de pollution de l’air intérieur, de perturbation hormonale, de risques pour les enfants et même pour les animaux. Alors, mythe ou réalité? On démêle le vrai du faux.
Avec l'arrivée du temps froid et de la noirceur à 15h30, on recommence à brûler des bougies comme si notre vie en dépendait pour se remonter le moral (ou ce n'est que moi). Et sur notre fil d'actualité, voilà que les affirmations selon lesquelles brûler des bougies parfumées nous ferait du mal réapparaissent: substances nocives qui entrent dans nos poumons, perturbation du sytème endoctrinien... Passons en revue certaines de ces affirmations.
• À lire aussi: Idées cadeaux: 10 articles déco pour une ambiance cozy
Nos bougies favorites
Brûler des bougies parfumées est-il nocif pour notre santé?
Selon un article de l'Agence Science Presse publié sur Scientifique en Chef, un site officiel du gouvernement du Québec, la réponse courte, c'est que les chandelles produisent des polluants dans l'air, mais ne posent pas de risques importants pour la santé dans une pièce bien ventilée si on n'en brûle pas une quantité déraisonnable.
Quelques précisions: plusieurs études ont été faites sur les particules produites par le phénomène de combustion des bougies, d'où émane de la fumée qui contient de la suie. Ce phénomène est responsable de la production de particules en suspension, très fines ou ultrafines, dont une grande partie est du carbone élémentaire. La combustion dégage aussi des composés organiques volatiles (COV), plus présents s'il y a une fragrance dans la chandelle. Toutefois, les niveaux émis restent généralement très faibles.
L'exposition à ces particules peut causer des problèmes de santé, comme diminuer la fonction pulmonaire, affecter la variabilité du rythme cardiaque ou la performance cognitive, mais attention: dans ces études, on a allumé beaucoup de bougies, entre 10 et 40 en moyenne!
Selon une étude faite au Danemark, une utilisation normale de bougies ne poserait pas de danger réel pour la santé. Dans celle-ci, on qualifie une utilisation normale par 4 fois ou plus par semaine, ce qui n'est pas si peu. Mais en général, c'est votre jugement qui compte: la combustion des bougies produit en effet des polluants, mais moins que ce que la santé publique considère comme un risque. L'absorption de COV peut provoquer des symptômes comme des irritations, des maux de tête, des étourdissements ou des allergies. Si vous ressentez l'un de ceux-ci, mieux vaut éteindre et aérer.
À noter: les enfants, les personnes âgées, les personnes asthmatiques et les animaux sont plus vulnérables à ces risques. Mieux vaut garder une utilisation très restreinte en leur présence.
• À lire aussi: 12 chandelles et parfums d'ambiance qui sentent le sapin
Les bougies pourraient-elles affecter nos hormones?
Cette rumeur n'est pas non-fondée. Spécialement ence qui a trait aux bougies parfumées: on y retrouve des phtalates, une substance chimique qui peut provoquer une baisse de fertilité et des débalancements hormononaux. Mais en respectant le temps de combustion recommandé, c'est-à-dire moins de 3 ou 4 heures d'affilée, les risques sont faibles. Toutefois, s'endormir à côté de sa bougie allumée n'est vraiment pas une bonne idée.
• À lire aussi: 13 tendances déco à surveiller en 2026
Y-a-t-il des types de bougies à privilégier pour réduire les risques?
Oui. Ce sont les bougies à la paraffine qui présentent le plus de risques, avec une émission de COV plus importante. Toutefois, en choisissant de la cire de soya, de coco ou de colza, on les réduit. (Il est recommandé de bien lire les étiquettes, puisque les chandelles décrites comme telles peuvent tout de même contenir de la paraffine.) En général, mieux vaut priviliégier la cire 100% organique pour réduire la quantité de particules qu'on respire, qui ne sera jamais nulle. Comme on l'a dit, les fragrances augmentent aussi la quantité de COV, tout comme l'éventuelle présence de soufre. Les bougies à mèche en coton, en bois ou en matière synthétique, sans noyau métallique, sont à privilégier.