COVID-19: Wendake vaccinera à partir du 17 mars
Environ 4000 personnes de la communauté recevront leur dose du vaccin

Pierre-Paul Biron
Wendake commencera sa campagne de vaccination le 17 mars prochain avec les personnes de 55 ans et plus vivant dans la communauté autochtone. La prise de rendez-vous débutera mardi.
La communauté, comme les autres Premières Nations, fait partie des groupes prioritaires identifiés par les deux paliers de gouvernement.
L’opération se déroulera en deux vagues, priorisant au départ les gens de 55 ans et plus, suivis du reste de la population.
«On débutera du 17 au 24 mars avec la population habitant à Wendake et après le 24, on fera la population qui vit hors communauté. Les deux phases devraient durer chacune 7 jours, avec 300 vaccins distribués par jour», explique Jennifer O’Bomsawin, conseillère politique du grand chef de Wendake.
4000 personnes
Au total, ce sont environ 4000 personnes qui recevront le vaccin par l’entremise de la communauté, qui travaille en collaboration avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale.
«Ce sont eux qui nous fournissent les doses», précise Mme O’Bomsawin.
La prise de rendez-vous pour cette campagne débutera mardi. Les gens qui le désirent pourront à ce moment contacter la ligne dédiée mise en service par le centre de santé de Wendake pour obtenir un rendez-vous au 418 425-2328. Aucun rendez-vous ne sera donné en ligne.
La vaccination aura quant à elle lieu au Complexe sportif de Wendake.
«Ce sera une organisation semblable au Centre d’ExpoCité, à plus petite échelle», souligne Jennifer O’Bomsawin.
Facteurs expliquant la priorisation
Les gouvernements ont pris la décision de vacciner l’ensemble des communautés autochtones en priorité en raison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, plusieurs se retrouvent en territoires éloignés ou isolés, ce qui rend l’accès à des soins de santé difficile en cas d’éclosion.
Certains facteurs de vulnérabilités sont également soulevés pour expliquer la décision. Dans la directive émise par le gouvernement du Québec, on indique des problèmes de santé, des enjeux psychosociaux liés à la pandémie et certaines vulnérabilités socioéconomiques ayant mené à cette priorisation.
La décision de vacciner les gens vivant hors communauté a aussi fait l’objet de discussions, mais elle a finalement été approuvée.
«Oui, il y a une importante partie de la population qui vit hors réserve, mais on remarque qu’il y a beaucoup de circulation, que ce soit pour la famille ou pour le travail. On considère que ça représentait un risque de ne pas vacciner aussi ces gens-là», indique Jennifer O’Bomsawin.