Pont de Québec: Yvon Charest espère une entente d’ici la fin 2021

Photo portrait de Taïeb Moalla

Taïeb Moalla

2021-04-20T16:56:00Z
2021-04-21T03:20:48Z

Estimant que 75 % du travail a été fait lorsque le gouvernement fédéral a accepté le principe de racheter le pont de Québec, le négociateur Yvon Charest espère désormais qu’une entente de principe sera signée entre les trois parties d’ici la fin de 2021.

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C’est ce que l’homme d’affaires, qui agit comme négociateur à titre bénévole, a fait savoir au Journal, mardi. Vendredi, Ottawa a ouvert la porte à un rachat de l’infrastructure patrimoniale rouillée, tout en prolongeant le mandat de M. Charest. 

« Dans la mesure où les deux autres parties (le Canadien National, CN, et le gouvernement du Québec) sont prêtes à embarquer sur un échéancier accéléré, c’est tout à fait réaliste de penser qu’il y aurait une entente cette année », a laissé tomber Yvon Charest. 

Photo d'archives
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Ce dernier a rappelé que c’est sous sa propre recommandation que le gouvernement fédéral a agi « en deux étapes ».

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D’abord, il fallait qu’Ottawa soit convaincu de la pertinence de racheter le pont en ayant toutes les garanties sur sa sécurité. C’est cette étape qui vient d’être franchie et qui représenterait les 3/4 du chemin à parcourir, a-t-il mentionné. 

La prochaine phase est donc celle de la « négociation financière » pour convenir de « la structure des coûts pour les 25 prochaines années ».

« Dans le fond, c’est de savoir comment on va partager la facture de coûts entre le fédéral et les deux locataires, parce que le CN deviendrait un locataire. C’est un enjeu tant avec le gouvernement du Québec qu’avec le CN », a mentionné M. Charest.

Discrétion sur les coûts

Dans son rapport révélé en septembre 2020 par Le Journal et jamais rendu public, M. Charest a préconisé le rachat de la structure patrimoniale plus que centenaire par Ottawa.

Selon le scénario qu’il privilégiait, la peinture et l’entretien du pont coûteraient 784 millions $ sur 25 ans.

Mardi, Yvon Charest n’a pas voulu avancer des chiffres pour les coûts, puisque son rapport n’est justement pas public. Tout en espérant qu’une entente interviendra au cours de l’année 2021, il s’est également bien gardé de se fixer une date limite.  

Appelé à réagir, Régis Labeaume a déclaré mardi que « si tout le monde s’y mettait, ça peut se régler en deux semaines. C’est juste une question de volonté ». 

Le maire s’est également dit prêt à épauler M. Charest, au besoin, dans ses négociations avec le CN.

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