«Zootopia 2»: le retour de Judy et Nick
Marianne Girard
Judy Hoops la lapine et Nick Wilde le renard repartent pour une nouvelle aventure, neuf ans après la sortie du film Zootopia. Nous avons eu la chance de rencontrer l’équipe du film d’animation à Los Angeles, aux studios de Disney, et d’en apprendre davantage sur le processus de création.
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Dans le premier film, Judy Hoops, une lapine qui devient policière malgré sa petite stature (et son air pas très menaçant), fait la rencontre de Nick Wilde, un renard plutôt filou. Ensemble, ils se retrouvent au cœur d’une enquête qui les amène à rencontrer différents personnages dans plusieurs quartiers de la ville de Zootopia, une métropole peuplée exclusivement d’animaux.

Dans le deuxième film, Nick rejoint officiellement les rangs de la police et devient le partenaire de Judy. Ensemble, ils devront s’attaquer à une toute nouvelle enquête qui les fera traverser des territoires inexplorés de la ville et rencontrer de tout nouveaux personnages, des plus sympathiques aux plus terrifiants.
De nouveaux personnages
L’un des préférés des créateurs est assurément Gary le serpent; tout le monde en parlait avec des étoiles dans les yeux! Si on le suppose méchant et menaçant, on apprend à le découvrir au fil de l’aventure lorsqu’on comprend qu’il est au centre d’une histoire familiale particulièrement touchante...

On ne peut pas passer à côté du maire Winddancer, également: un cheval musclé dont la longue crinière blonde vole au vent. S’il semble parfait pour diriger la ville, les réalisateurs ont pourtant eu de la difficulté à s’entendre sur le type d’animal qui allait incarner le nouveau maire. «Au début, ça devait être un éléphant. Puis, on a pensé à un kangourou un peu agressif, ce qu’on trouvait très drôle... Il y a aussi eu l’idée d’une girafe qu’on était incapable d’entendre puisqu’elle était trop grande pour parler dans un micro. Puis, Ami Thompson, une des artistes qui développent les personnages, a dit: “Et pourquoi pas un cheval?” Je me souviens de m’être dit: “Voyons, pourquoi on choisirait un cheval? Il y a tellement d’autres options!” Mais elle nous a montré une esquisse et a précisé: “C’est un ancien acteur, devenu politicien.” Et on est tombés sous le charme. C’était réglé.»

Un autre ajout qui ne passe pas inaperçu malgré sa toute petite taille, c’est la Dre Fuzzby, qui dirige des séances de thérapie. Comme l’explique Byron Howard, coréalisateur du film, le choix d’y aller avec cet animal particulier était une évidence: «Le quokka est l’animal le plus mignon au monde! Il fait des sourires et tout. Donc, la thérapeute devait absolument en être une!»

Le monde animal
Ce qui rend le duo composé de Judy et Nick particulièrement attachant, ce sont leurs différences fondamentales. Comme le rappelle Byron Howard, coréalisateur du deuxième film: «Les lapins et les renards sont des ennemis dans la vie!» C’est donc tout à fait normal que ce soit difficile pour eux de collaborer. Mais leur histoire démontre justement l’importance de se défaire de nos préjugés et de surmonter nos différences afin de devenir plus forts ensemble. Pour cette nouvelle aventure, les réalisateurs se sont demandé comment ils pourraient évoluer en tant que duo... «Dans le premier film, on ne les voit que pendant 48 heures. Mais on s’est demandé, avec leurs différences, comment ça pourrait se passer après ça...» Il ne faut donc pas s’étonner de retrouver Nick et Judy... en thérapie, où ils travailleront sur leur relation! Et comme le précise Jared Bush: «On savait qu’on voulait amener des reptiles dans l’histoire, et on souhaitait créer des dynamiques similaires. Les mammifères et les reptiles, tout comme Nick et Judy, ont des différences qu’ils doivent surmonter. Et pour y parvenir, ils doivent apprendre à communiquer.»
Sur l’eau
Une autre des grandes nouveautés de ce film est la présence d’un nouveau secteur, les marais, où cohabitent une panoplie d’animaux semi-aquatiques. Selon Yvett Merino, productrice du film: «C’était une opportunité pour les créateurs de développer un monde qui est différent de celui des humains, puisque ses habitants vivent à la fois dans l’eau et hors de l’eau. Tout le monde s’est questionné: si ce monde-là existait vraiment, de quoi aurait-il l’air? Et le résultat est incroyable; c’est un de mes endroits préférés!»
En salle depuis le 26 novembre.