5 pays honorent les soignants à leur façon

Photo portrait de Nora T. Lamontagne

Nora T. Lamontagne

2021-03-14T06:00:00Z

Plusieurs des pays les plus affligés par la COVID commémorent à leur manière la mort des soignants qui se sont retrouvés du jour au lendemain aux premières lignes du combat contre la pandémie. En voici quelques exemples.

• À lire aussi: 18 vies sacrifiées en combattant la COVID

• À lire aussi: La commémoration se fait attendre


Un monument pour les premiers répondants

Capture d'écran
Capture d'écran

En Angleterre, le sacrifice des plus de 850 soignants morts du coronavirus sera honoré par un monument en bronze plus grand que nature. 

Le sculpteur anglais Philip Jackson­­­ a conçu une sculpture où sont représentés un ambulancier et une travailleuse de la santé équipée d’une visière, aux côtés de quatre autres premiers répondants. 

On s’attend à ce que l’œuvre finale d’une hauteur de 6 m coûte 3,2 millions de livres sterling (5,6 millions $ CA) et soit inaugurée à Londres en 2023. 

  • Écoutez la journaliste Nora Lamontagne ici

Publicité

Des travailleurs de la santé en or

Des travailleurs de la santé masqués figurent sur une pièce spéciale de deux euros qui sera bientôt en circulation en Italie. 

Le mot Grazie (merci) ornera trois millions de pièces de monnaie dorées et argent à leur effigie à partir de mai ou juin. 

Il s’agit d’un hommage à tout le personnel médical du pays, y compris à au moins 285 docteurs qui y sont morts de la COVID. 


Des orphelins sous l’aile de l’État

Les députés français ont présenté un projet de loi pour que les « orphelins de la COVID » reçoivent une aide financière. 

Ce statut de « pupille de l’État » ne remplacera jamais la perte de leur parent, mais permettrait au moins de payer leurs frais de scolarité, leur nourriture ou leurs vêtements jusqu’à l’âge de 21 ans. 

Les enfants de dizaines de soignants décédés du coronavirus en France obtiendraient ainsi le même statut que les orphelins qui ont perdu un parent à la guerre. 


Une tradition adaptée à la pandémie

La fête des Morts a servi de prétexte pour honorer la mémoire de quelques-uns des plus de 2000 travailleurs de la santé mexicains victimes de la pandémie. 

Les employés de l’Institut mexicain de l’assurance sociale de la ville de Madero ont fabriqué un autel traditionnel du Dia de los Muertos à même l’escalier du bâtiment, le 1er novembre dernier. 

Ils ont ensuite disposé des fleurs, des chandelles et des squelettes, ainsi que les portraits de leurs collègues qui ont payé de leur vie le combat contre le coronavirus. 


Une murale pour un médecin parmi tant d’autres

Photo Getty Images
Photo Getty Images

Un artiste a peint le portrait d’un médecin américain d’origine latino, mort de la COVID, sur 6000 m2, dans un stationnement de New York. 

L’auteur de l’œuvre, Jorge Rodriguez-­Gerada, souhaite ainsi souligner la contribution – et le sacrifice – du Dr Ydelfonso Decoode, mais aussi des travailleurs de la santé des communautés culturelles.

« Ce sont eux qui nous soignent et qui n’ont pas d’autre choix que d’aller travailler. Je veux que les gens comprennent que le nombre de Latinos et d’Afro-Américains qui meurent du coronavirus est totalement disproportionné », a-t-il affirmé.

Publicité