Agir maintenant pour «protéger le retour en janvier»
TVA Nouvelles
Le Dr François Marquis ne mâche pas ses mots: «Il est trop tard pour sauver les Fêtes.» Et pas seulement parce que le gouvernement interdit les rassemblements.
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Le chef de service des soins intensifs à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal appelle plutôt les Québécois à «protéger le retour en janvier», alors que les hôpitaux de la province sont déjà sous tension.
«C’est encore le temps. Faut comprendre que tout ce qu’on fait comme mesure a à peu près une semaine et demie à deux semaines de décalage sur le système de santé», explique le Dr Marquis.
Tandis que Québec doit annoncer en début de semaine s’il ajoute des mesures restrictives ou s’il plonge la province dans un confinement total, encore faut-il que la population adhère au changement pour que l’effet qui en découle puisse être observé, dit-il.
«C’est une chose que le gouvernement le dise, mais je pense que chaque citoyen, chaque citoyenne, doit faire sa responsabilité propre et dise “moi, je me confine, peu importe ce que le gouvernement dit”», ajoute le médecin.
D’ici là, et pendant que le nombre d’infections augmente, les hôpitaux de la province se préparent activement à accueillir davantage de patients.
«Ça ne veut pas dire qu’on [a autant de patients] qu’à la première vague, mais on nous a demandé de remettre nos capacités d’accueil jusqu’à ce niveau-là», indique François Marquis.
La venue prochaine de vaccins contre la COVID-19 offre une certaine lueur d’espoir. Mais en attendant — et alors qu’un seul d’entre eux a été homologué par Santé Canada —, la réalité demeure la même.
«Pour le temps, on a un seul vaccin. On travaille avec lui. Tant mieux, si on a de nouveaux vaccins qui arrivent un peu plus tard, on s’ajustera. Mais pour l’instant, c’est beaucoup plus important de faire un plan à partir des données probantes que l’on a», conclut le Dr François Marquis.