«Antigang»: Léane Labrèche-Dor est consciente que son personnage de Fanny ne passe pas inaperçu

Guillaume Picard
Léane Labrèche-Dor défend l’un des personnages les plus captivants de la nouvelle quotidienne Antigang, celui de la femme du chef des Death Shadows, un groupe de motards criminels.
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Verbomotrice, sa Fanny est la leader de sa gang de filles – essentiellement des femmes d’autres motards qui fréquentent son salon de coiffure – et jusqu’à tout récemment elle n’hésitait pas à piger dans les recettes du crime organisé pour se créer un pactole rien qu’à elle. Son mari, Denis Marchand (Sébastien Ricard), a découvert qu’elle s’en mettait plein les poches, retirant sur-le-champ le guichet automatique qui blanchissait l’argent de son organisation dans le commerce de sa douce.
Léane Labrèche-Dor «respecte beaucoup» Fanny, la décrivant comme une femme issue d’un milieu modeste qui, essentiellement, «a fait sa chance», a-t-elle raconté au cours d'une entrevue où il a aussi été question de sa participation à la cinquième saison de Chanteurs masqués, aventure qui s’est conclue dimanche pour celle qui se cachait dans l’Étoile filante.

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«Elle est opportuniste dans le bon sens. Je ne pense pas que Fanny vient d’une famille aimante et bien nantie. C’est une fille qui a galéré, mais qui a vraiment trouvé une façon de se faire une belle vie, confortable, avec un homme qu’elle aime. Elle a deux beaux enfants qu’elle a élevés», a décrit la comédienne de 37 ans.
«Elle a vraiment travaillé fort pour gagner ce statut-là de femme qui a de l’argent. Il y a une intelligence là-dedans qui fait qu’on n’est pas dans le cliché de la conne. C’est une femme forte, intelligente, loyale, car elle ne vendrait pas son homme à la police. Elle est aussi très protectrice envers ses amies.»

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Et elle n’hésite pas à critiquer les maîtresses de son mari – notamment une certaine danseuse nue – dans la face de ce dernier, comme quoi elle a du cran. En retour, son mari semble la respecter pour son franc-parler et son caractère.
Une régularité qui est la bienvenue
Quand on lui parle du rythme effréné d’une quotidienne – Léane Labrèche-Dor a tourné dans 30 vies au début de sa carrière –, elle dit que «ce n’est pas si pire, pour vrai», un plateau comme Antigang.
Elle se souvient du tournage du film Les hommes de ma mère, qui suivait celui de la série Haute démolition, en 2022, alors que son fils Milo était encore bébé. Cette époque fut plus chargée que l’actuelle, d’autant plus que son conjoint, le comédien Mickaël Gouin, jouait en même temps au théâtre à Québec.
«Faire une quotidienne, il y a comme une régularité et c’est plus facile de s’organiser. C’est rare où j’ai pu me concentrer juste sur un projet et c’est la première fois que je suis à heure de grande écoute en tant que comédienne, et non pas en tant que participante du Tricheur.»
Jouer les méchants

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En nous plongeant dans le quotidien de familles du crime organisé, l’autrice Nadine Bismuth, une ancienne scénariste d’Indéfendable, donne accès à un monde méconnu. Au-delà d’être la cible de coups de feu ou encore de menaces, les proches des criminels ressemblent à n’importe quelle autre personne croisée dans la rue, avec l'argent en plus.
«C’est vraiment le fun de faire des méchants», a dit Léane Labrèche-Dor, qui ne lit pas les commentaires en ligne, mais qui est consciente que son personnage ne passe pas inaperçu dans la fiction produite par Aetios, la boîte de production de Fabienne Larouche et Michel Trudeau.
«C’est un bonheur de jouer Fanny, c’est un privilège. Plus on avance, plus il y a de la chair à se mettre sous la dent, plus on est capable de lui donner des traits, de la complexifier et de la rendre multidimensionnelle», a dit celle qui suit les traces, dans le métier, de son grand-père, le regretté Gaétan Labrèche, et de son père Marc Labrèche.

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Et son moteur est de rester toujours allumée, en mode accueil.
«Il n’y a pas de fin à l’apprentissage dans ce métier-là. Toutes les opportunités que j’ai eues d’apprendre dans la vie, je les ai embrassées avec bonheur», a raconté Léane Labrèche-Dor, qui tournait le jour de l’entrevue des scènes d’Antigang que l’on pourra voir après Noël.
Et comme elle tient l’affiche d’une série où des fusillades peuvent survenir à tout moment, elle est bien au fait que le syndrome Game of Thrones guette Antigang et ses protagonistes, même ceux qui sont les plus appréciés du public.
«À la fin de la saison 1 de Game of Thrones, un des personnages principaux, qu’on aime, meurt. Donc j’assume tout ce qui va arriver à Fanny! Je ne sais pas où ça s’en va, et on n’a pas de garantie de rien. Je suis comme: “bring it on!”»