Ces 5 dualités déterminantes façonnent les relations de couple, selon Louise Sigouin

Équipe Salut Bonjour

2026-02-08T12:00:00Z

Nous avons naturellement tendance à nous rapprocher de personnes qui nous ressemblent, que ce soit pour leurs valeurs, leurs intérêts ou leur vision de la vie.

Pourtant, aucune relation n’échappe aux différences. Celles-ci s’expriment tôt ou tard dans le quotidien du couple et demandent à être comprises plutôt que combattues. En relation amoureuse, ces contrastes prennent la forme de dualités: des traits de personnalité distincts qui coexistent, parfois en opposition, parfois en complémentarité.

Pour visionner l'entrevue complète de Louise Sigouin à Salut Bonjour, c'est par ici.

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Selon l’experte en accompagnement relationnel Louise Sigouin, les dualités sont présentes dans tous les couples, mais aussi dans l’ensemble des relations humaines à des degrés variables. Elle explique qu’il est essentiel de les voir comme des repères, et non comme des obstacles. Ces traits qui semblent d’abord contradictoires peuvent entrer en tension, mais ils ont aussi le potentiel de se compléter et de renforcer le lien, permettant ainsi au couple de fonctionner comme une véritable équipe.

Toujours selon Louise Sigouin, cinq dualités en particulier reviennent de façon constante dans les couples avec lesquels elle travaille et jouent un rôle déterminant dans la dynamique relationnelle.

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1. Dépendant – codépendant

Cette première dualité est la plus importante, et aucun couple n’y échappe. Elle met en lumière deux attitudes face à la vie, souvent adoptées très tôt: la dépendance et la codépendance.

Le dépendant est principalement centré sur ses propres besoins et peu conscient de ceux de l’autre. Lorsqu’il s’en préoccupe, c’est généralement en fonction de ses désirs et de ses intérêts personnels. Il exprime clairement ses besoins et, bien qu’il paraisse sûr de lui, il s’agit souvent d’un être vulnérable, habité par beaucoup d’insécurité. Son défi relationnel est de se soucier des besoins réels de l’autre.

Le codépendant, à l’inverse, se préoccupe davantage des besoins de l’autre que des siens. Lorsqu’il tente de prendre soin de lui-même, la culpabilité domine. Prioriser sa personne lui donne le sentiment de le faire au détriment de l’autre. Il éprouve beaucoup de difficulté à exprimer ses besoins et à poser des limites. Son défi consiste à se responsabiliser face à ses besoins et à ses limites, malgré la peur de la réaction de l’autre.

Exemple
— Je prendrais bien un café.
— Oui, je te fais ça. Avec du sucre? De la crème? As-tu froid? As-tu chaud?

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2. Fusionnel – solitaire

Cette dualité pose le défi d’équilibrer les besoins individuels et ceux du couple. Le fusionnel parle au «nous», le solitaire au «je».

Le fusionnel a un grand besoin de proximité et de temps de qualité. Sa relation amoureuse nourrit profondément le sens qu’il donne à sa vie, parfois au détriment des autres sphères. Toutefois, c’est grâce à lui que l’intimité est préservée dans le couple. Son défi est de se réaliser personnellement en dehors de la relation.

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Le solitaire, qui a du mal à s’abandonner et à entrer en contact avec son monde intérieur, est attiré par le fusionnel, mais se sent rapidement envahi. Il a besoin d’espace pour s’épanouir et revenir ensuite à l’intimité. Souvent blessé, il doit apprendre à reconnaître et à exprimer sa vulnérabilité. Son défi est de s’ouvrir à son monde intérieur et à ses émotions.

Exemple
— On n’a jamais de temps ensemble.
— Je n’ai jamais de temps pour moi.

3. Rationnel – émotif

Cette dualité concerne la communication. Ces partenaires ne parlent pas spontanément le même langage.

Le rationnel a besoin d’explications, de mots et de repères concrets. Il se rassure grâce aux faits, aux statistiques et aux analyses. Il réfléchit à voix haute, ce qui peut l’éloigner de son ressenti et l’empêcher d’être pleinement à l’écoute de l’émotion de l’autre. Son défi est de parler moins et de laisser place à l’émotion.

L’émotif, de son côté, vit avant tout par les sensations qui l’habitent. Il peine à mettre des mots sur ce qu’il ressent, mais souhaite être compris. Son défi est d’exprimer verbalement ce qui lui paraît évident sur le plan émotionnel.

Exemple
— Parle! Pourquoi tu pleures?
— J’ai de la peine, comprends donc.

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4. Actif – rêveur

Cette dualité touche particulièrement l’intimité amoureuse et sexuelle. L’actif trouve son sens dans l’action et a de la difficulté à se détendre tant que tout n’est pas terminé. Les tâches prennent souvent le dessus sur la relation. Son défi est d’accepter de prioriser le lien amoureux.

Le rêveur, quant à lui, nourrit de grandes attentes relationnelles souvent peu exprimées. Il a besoin de connexion, de tendresse et de passion. Son défi est de continuer à entraîner la relation vers une véritable communion, en exprimant clairement ses besoins d’intimité.

Exemple
— Je finis ça et j’arrive.
— Ça peut attendre, non?

5. Vite – lent

Cette dernière dualité concerne le rythme. Le «vite» agit, parle et comprend rapidement. Il est efficace, mais souvent pressé. Son défi est de ralentir pour être présent à la relation.

Le «lent» réfléchit longuement, se sent facilement bousculé et manque parfois d’organisation. Son défi est d’accélérer légèrement le rythme et de mieux structurer son action.

Exemple
— Dépêche-toi, on va être en retard!
— Arrête de me pousser, je fais aussi vite que je peux.

Lorsque nous comprenons que la force de l’un est la faiblesse de l’autre — et inversement —, ces dualités deviennent des compléments. À partir de là, tout devient possible.

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