Ces pays qui ferment désormais leurs frontières aux voyageurs américains

Anabelle St-Pierre

2026-01-14T15:00:00Z

Les tensions diplomatiques se répercutent désormais sur les voyages internationaux.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé qu'ils interdisaient l’entrée aux ressortissants américains, invoquant le principe de réciprocité. Leur décision fait suite aux récentes mesures de Washington, qui a placé ces pays sur la liste des nations dont les citoyens sont privés de visa pour entrer aux États-Unis, et qui pourrait bouleverser les projets de nombreux voyageurs.

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Les voyageurs américains interdits de séjour dans ces pays

Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump mène une vaste campagne contre l’immigration illégale et a considérablement durci les conditions d’entrée aux États-Unis et l’octroi de visas, sous prétexte de protéger la sécurité nationale.

Le 16 décembre, l’administration américaine avait élargi la liste des nationalités interdites de visa – qui comptait déjà 12 pays – au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Soudan du Sud, au Laos, à la Syrie et à la Sierra Leone ainsi qu’aux ressortissants palestiniens, et ce, pour «protéger la sécurité des États-Unis».

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«En application du principe de réciprocité, le gouvernement du Burkina Faso informe l’opinion nationale et internationale de sa décision d’appliquer aux ressortissants des États-Unis d’Amérique des mesures équivalentes en matière de visas», déclare le ministère burkinabè des Affaires étrangères.

Du côté de Bamako, les autorités indiquent «appliquer, en guise de réciprocité et avec effet immédiat, aux ressortissants américains, les mêmes conditions et exigences que celles imposées par les autorités américaines aux citoyens maliens».

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Le gouvernement du Mali «regrette» par ailleurs «qu’une décision d’une telle importance ait été prise sans la moindre concertation préalable».

Les mesures prises par Washington visent à interdire l’entrée sur le territoire américain aux étrangers qui «ont l’intention de menacer» les Américains ou ceux qui «pourraient nuire à la culture, au gouvernement, aux institutions ou aux principes fondateurs» des États-Unis, selon la Maison-Blanche.

La mesure prévoit toutefois des exceptions pour les résidents permanents, les titulaires de visas existants, certaines catégories de visas comme ceux délivrés aux athlètes et aux diplomates, et pour les personnes dont «l’entrée sert les intérêts nationaux des États-Unis».

Douze autres pays sont concernés par ces restrictions depuis juin, principalement en Afrique et au Moyen-Orient: l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen.

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