Charlevoix veut bénéficier d’un assouplissement


Elisa Cloutier
Les élus de Charlevoix, où l’on recense moins de cinq cas actifs de COVID-19, pourraient bientôt demander à ce que leur région soit reconnue comme « territoire distinct » pour bénéficier d’un assouplissement des règles sanitaires.
C’est du moins ce que mentionnent les maires de Baie-Saint-Paul et de La Malbaie, en entrevue avec Le Journal.
Ils affirment comprendre la décision du gouvernement Legault, annoncée mardi soir, mais ils se donnent jusqu’au 22 février « pour analyser l’évolution de la situation », avant de demander de basculer en zone orange, même si la région de la Capitale-Nationale demeure en zone rouge.
« Les trois prochaines semaines seront extrêmement importantes [...] Considérant que ça continue de baisser ou que ça se stabilise, ce serait logique [de faire basculer Charlevoix en orange] », affirme Michel Couturier, maire de La Malbaie.
« Ce serait un plus pour notre population », mentionne pour sa part le maire de Baie-Saint-Paul, Jean Fortin.
« Tout un dilemme »
Toutefois, la proximité avec la région de Québec et l’arrivée de la semaine de relâche causent « tout un dilemme », admet-on, alors qu’il pourrait être difficile de contrôler les allées et venues des résidents de Québec en quête d’escapade.
« On veut accueillir les touristes, mais pas la COVID. Mais, comment on gère ça ? » se questionne M. Fortin.
« Nous avons une très belle capacité d’accueil dans la région et, en plus, il y aura de la neige. Disons que les conditions deviennent très gagnantes [pour attirer des gens de l’extérieur de la région de Charlevoix] », poursuit-il.
Barrage routier
L’imposition d’un barrage routier pourrait être une solution, dit-il, mais ce serait « à contrecœur ».
« Ce sera au gouvernement de décider. Mais si c’est le prix à payer pour la région, on pourra le faire, même si je ne suis pas un grand partisan de ça », affirme-t-il.
Selon les élus, le passage en zone orange permettrait aux restaurateurs de profiter de la semaine de relâche.
« C’est pénible pour les restaurateurs et on les comprend d’être frustrés », affirme M. Couturier.