Chefferie du PLC: la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly renonce à se lancer dans la course

Raphaël Pirro
La ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly renonce à se lancer dans la course à la succession de Justin Trudeau afin de se laisser plus de temps pour se consacrer au dossier américain. Elle compte toutefois se représenter aux prochaines élections.
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Cette décision «déchirante» a été prise malgré «beaucoup d’appuis» provenant du Québec et d’ailleurs au pays et même si elle se dit «prête à être la première femme à diriger le Parti libéral du Canada», a-t-elle dit.
«Pour être honnête, je crois que nos chances étaient très, très élevées», a dit Mme Joly.
Elle n’a pas rejeté l’idée d’appuyer éventuellement un candidat dans la course.
«Oui, j’ai une équipe d’organisation, et oui, nous allons jouer un rôle dans cette course au leadership», a-t-elle déclaré aux journalistes parlementaires vendredi.
La course se précise
Avec le retrait de Mme Joly et du ministre Dominic LeBlanc, la liste de candidats potentiels se resserre un peu plus.
Le suspense entourant Mark Carney pourrait bientôt finir: l’ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre devrait annoncer le lancement de sa campagne au courant de la semaine prochaine, a indiqué une source à TVA Nouvelles. M. Carney aurait l’appui d’une trentaine d’élus du caucus libéral.
Chrystia Freeland continue de faire profil bas, mais différents médias rapportent que l’ancienne ministre et bras droit de Justin Trudeau pourrait se lancer dans la course bientôt.
Le nom de l’ancienne première ministre de la Colombie-Britannique Christy Clark continue de circuler.
De son côté, François-Philippe Champagne a affiché son intérêt pour le poste de premier ministre plus tôt cette semaine, mais il pourrait aussi décider de se concentrer sur son travail de ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie.
Pour l’instant, les seuls candidats qui sont en lice sont le député de la région d’Ottawa Chandra Arya et l’ancien député libéral de la région de Montréal Frank Baylis.
De nouvelles règles
Les membres du Parti libéral du Canada (PLC) éliront leur prochain chef – et par le fait même, le prochain premier ministre du Canada – le 9 mars prochain. Cela laisse environ deux semaines aux candidats pour lever 350 000$, le prix d’entrée pour se lancer dans la course.
Face à des inquiétudes concernant l’ingérence étrangère, la direction du parti a décidé de revoir les règles pour n’accorder le droit de vote qu’aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.
Le PLC permettait auparavant aux étudiants internationaux, aux réfugiés ou à quiconque ayant une adresse au Canada de devenir un membre du parti et de s’exprimer sur la chefferie.