Confinement chez les jeunes: «Urgent» d'autoriser les sports, plaide Pierre Lavoie

Photo d'archives Agence QMI, Toma Iczkovits
Photo portrait de Stéphanie  Martin

Stéphanie Martin

2021-02-12T21:44:32Z

Pierre Lavoie estime que le confinement général des sports au Québec a assez duré. Pour l’ambassadeur numéro un de l’activité physique, il est «urgent» de donner un peu d’oxygène aux jeunes dans les zones orange.

• À lire aussi: À peine 44 éclosions dans les sports au Québec depuis août

• À lire aussi: Les associations de hockey de la région de Québec réclament un retour au jeu

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie

«Il y a une urgence. Ça fait un an que ce groupe-là est impacté. Et ce sont des étapes dans leur vie qui ne repasseront pas deux fois. Si tu as perdu cette fenêtre-là, il va te manquer des morceaux plus tard», lance Pierre Lavoie, grand promoteur de l’activité physique par l’entremise de la Fondation du Grand Défi qui porte son nom.   

Pertes pour la jeunesse

Il regrette que les décisions gouvernementales ne semblent jamais favorables à la clientèle des jeunes, particulièrement les 12 à 17 ans. Pour les adultes, dit-il, «ce n’est pas grave» de mettre ses activités sportives organisées sur pause pendant un an, car on pourra se reprendre plus tard. «Mais la période de l’adolescence et celle avant 12 ans, où tu développes ta vitesse physique, tes amis, ta confiance, ils sont en train de tout perdre ça. [...] Là, c’est catastrophique, ce qui se passe. On va sur la lune. On est-tu capable, comme société intelligente, de faire quelque chose pour ce groupe-là?»  

Publicité
  • Écoutez l'entrevue du PDG du RSEQ, Gustave Roel, avec Jean-François Baril dans l'Avantage Numériq sur QUB Radio:

Il y a pourtant consensus: les jeunes ne sont pas une population à risque, remarque-t-il. Il comprend l’hésitation du gouvernement par rapport aux contaminations et aux variants. Mais il croit qu’il faut à tout prix trouver un moyen de reprendre les sports, sinon une partie de la jeunesse en subira les «dommages collatéraux». 

Projets-pilotes

Pierre Lavoie propose que des projets-pilotes soient mis en place et qu’on ouvre la pratique organisée dans les zones orange. Les fédérations sportives ont déposé des bons plans, qui fonctionnent selon lui, et on doit aussi utiliser les tests rapides pour limiter la contamination. «On doit tester des choses dans cette situation-là.» Il est inconcevable de laisser un couvercle sur les sports au Québec. «Faisons confiance aux gens.» 

Ensuite, il faut tirer une leçon de ce qui vient de se produire, soutient Pierre Lavoie. «La société doit prendre conscience de l’erreur qu’on a tous commise, c’est de penser qu’un jeune qui fait un sport, qui a bien du plaisir avec ses amis, c’est un acquis, qu’il va bouger toute sa vie. C’est faux. On s’est rendu compte que quand il perd son environnement encadré, il est totalement déboussolé et tout s’arrête. Ils sont fragiles dans ce modèle qu’on met en place et qui est encadré et organisé monosport.» 

Il faut, selon lui, mettre davantage l’accent sur le plaisir, l’importance de prendre soin de sa santé, plutôt que sur la performance et les médailles.  

Publicité