En chiffres: la consommation d'alcool augmente avec la pandémie


Alex Proteau
Même si plusieurs personnes ont profité de la pandémie pour diminuer ou cesser leur consommation d’alcool, il ne faut pas se leurrer : la pratique a globalement augmenté au cours de l’année. Voici quelques chiffres pour mieux comprendre la tendance.
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1 Québécois sur 6 boit plus
En janvier 2021, un Québécois sur 6 (17%) avait augmenté sa consommation par rapport à la période d’avant la pandémie, selon Statistique Canada. Ça demeure plus faible que la moyenne canadienne, chiffrée à 24%!
Le stress responsable
Parmi ceux qui ont augmenté leur consommation d’alcool, trois personnes sur cinq (60%) disent l'avoir fait en raison du stress vécu, toujours selon Statistique Canada. Le second motif le plus souvent évoqué serait l’ennui, à 57%.
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Ça varie selon l’âge et la région
Selon une étude d’Éduc’Alcool, les Québécois âgés de 18 à 34 ans sont ceux qui ont le plus consommé avec excès au moins une fois par mois depuis le début de la pandémie. Ce pourcentage a diminué au cours des derniers mois : il est passé de 28% en novembre à 22% au mois de mai.
Les comportements ne sont pas les mêmes selon la région habitée: dans une autre étude d’Éduc’Alcool réalisée par la firme CROP, les résidents de Montréal et des Laurentides se retrouveraient au-dessus de la moyenne québécoise pour la consommation excessive d’alcool, pour la conduite en état d’ébriété et la combinaison d’alcool et cannabis. À l’inverse, les résidents du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie respecteraient plus les limites.
Combinaison alcool-cannabis
Encore selon Éduc’Alcool, le pourcentage de personnes qui consomment du cannabis et de l’alcool en soirée a augmenté de 4% en deux ans pour se chiffrer à 28%. Utiliser ces deux substances simultanément multiplie les effets d’altération, affirme le directeur général de l’organisme, Hubert Sacy, qui se dit «inquiet» de ce fait.
Si on espère tous des effets bénéfiques de la vaccination contre la COVID-19, ceux-ci pourraient être amoindris chez les buveurs excessifs. Éduc’alcool recommande de réduire leur consommation le plus tôt possible avant la vaccination.
— Educ'alcool (@educalcool) January 28, 2021
Pour en savoir plus ⬇️https://t.co/mdsoPYp1J7
Bien pire aux États-Unis
Quand l’on se compare, on se console : à la fin de la dernière année, trois américains sur quatre auraient augmenté leur consommation d’alcool, selon une étude américaine réalisée par la Corporation RAND et l’Université de l’Indiana.