De nouveaux scénarios de retour pour des snowbirds

Photo portrait de Elisa Cloutier

Elisa Cloutier

2021-02-14T04:14:55Z

Des snowbirds changent leurs plans et reviendront plutôt au pays en voiture pour éviter les frais liés à la quarantaine obligatoire, imposée dès le 22 février aux voyageurs qui arrivent par avion.

• À lire aussi: Les hôteliers se préparent à accueillir les voyageurs en quarantaine

• À lire aussi: Une quarantaine qui fait mal aux familles séparées

Plusieurs snowbirds interrogés par Le Journal samedi s’apprêtaient à annuler leur billet d’avion si ce n’était déjà fait, se préparant à faire la route pour rentrer à la maison au printemps.

Ils sont nombreux à avoir fait transporter leur véhicule par camions-remorques dans les derniers mois.

C’est le cas notamment de Michel Taillefer, qui reviendra à Terrebonne, sur la Rive-Nord de Montréal, en auto. 

«Quand on voit toutes les contraintes [pour revenir en avion], on se dit pourquoi pas. Ce n’est pas le Goulag, deux jours d’auto!», lance l’aîné de 74 ans, récemment vacciné contre la COVID-19 dans le comté de Broward, en Floride.

Le moyen de transport du retour n’était pas encore décidé pour Laurent Lampron et sa conjointe, Monique Vallée, mais la récente annonce a fait pencher la balance pour la voie terrestre. 

«À 2000 $ de frais [à l’hôtel], je vais retourner avec ma voiture», avance M. Lampron, installé à Fort Lauderdale.

Demeurer en Floride?

Pour Yvan Sinotte, qui profite du soleil de Deerfield Beach, il prendra le volant si les mesures restent les mêmes. 

«S’il y a trop de conditions rendu en mai, je vais rester ici, tout simplement», dit le résident de 73 ans de Magog, en Estrie.

Peu importe leur moyen pour revenir au Québec, tous assurent qu’ils respecteront la quarantaine obligatoire, selon la réglementation en vigueur.

Pour accommoder ceux qui ne voudraient pas faire la route, certaines compagnies de transport – et même des particuliers – offrent déjà la possibilité de conduire ou de remorquer les véhicules des voyageurs jusqu’à l’aéroport de Plattsburgh, dans l’État de New York, situé à moins de deux heures de Montréal. Certaines compagnies ont refusé de répondre aux questions du Journal.

Publicité