Desbiens a pris la bonne décision

Retour réussi pour la gardienne qui rafle l’or

Sur cette séquence en finale, la gardienne canadienne Ann-Renée Desbiens a freiné l’Américaine Hilary Knight.
Sur cette séquence en finale, la gardienne canadienne Ann-Renée Desbiens a freiné l’Américaine Hilary Knight. Photo AFP
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2022-02-18T03:29:35Z

PÉKIN | Il y a exactement quatre ans, Ann-Renée Desbiens voulait accrocher ses jambières. La voilà championne olympique. 

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C’était au retour de Pyeongchang alors qu’elle avait gagné la médaille d’argent. L’unique médaille dans un sport collectif où les athlètes sont déçus et attristés, car ils terminent sur une note négative avec une défaite. 

Comme pour plusieurs de ses coéquipières, l’aventure coréenne l’avait blessée. Elle y avait disputé un seul match, en ronde préliminaire et n’avait éprouvé aucun plaisir. 

La gardienne québécoise disait se trouver à la croisée des chemins. L’impasse dans l’avenir du hockey féminin la laissait également pensive.

Elle avait alors délaissé le programme national pour terminer ses études en comptabilité à l’université du Wisconsin. 

Mais, après réflexion et s’ennuyant de son sport, elle a fait un retour. Elle s’est pleinement engagée dans le cycle olympique la menant vers Pékin. 

Dédiée corps et âme

Personne ne l’a convaincue, a assuré la capitaine Marie-Philip Poulin. Elle a voulu la laisser vivre ses émotions après la vive déception en Corée. 

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Sa source de motivation ? 

Elle voulait vraiment remporter l’or. Elle s’est donc consacrée corps et âme, comme ses coéquipières, à l’aventure. 

Avec la pandémie, elle a fait tous les sacrifices nécessaires. Elle s’est rendue à Calgary en laissant derrière famille et amis dans ce but commun. 

« Avant d’effectuer ce retour, je croyais que c’était un rêve impossible. J’avais fait une croix sur l’or olympique », a raconté Desbiens. 

Maintenant, son rêve est devenu une réalité. Elle n’a pas besoin de se pincer. 

« Cette médaille est rendue mon bijou préféré. Je ne l’enlèverai pas pour les prochains jours », a-t-elle jubilé après la victoire face aux Américaines. 

Inspirante

Garder la forteresse canadienne de si brillante façon en finale sera un moment cher pour le reste de sa vie. Calme et en contrôle de ses moyens, elle a inspiré confiance à ses coéquipières en réalisant 38 arrêts. Elle a monté la garde dans les dernières minutes, sous pression. 

« Dès la première journée, Ann a montré ce qu’elle pouvait faire. Elle est revenue pour l’amour du sport et pour jouer dans des moments importants, a expliqué la capitaine Marie-Philip Poulin. Elle est résiliente et déterminée. On l’a vu tout au long du tournoi alors qu’elle a réalisé les arrêts clés. »  

Après sa réflexion, Desbiens aura finalement pris le bon chemin. À un diplôme en poche, elle ajoute une médaille d’or.

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