Donald Trump incarne-t-il le «gros bon sens» de Pierre Poilievre?
TVA Nouvelles
Pierre Poilievre ne mâche pas ses mots concernant l’inflation qui repart à la hausse au Canada. D’ailleurs, la Banque du Canada doit annoncer si elle maintient son taux directeur, ou si elle l’augmente, le 21 janvier prochain. Dans une entrevue avec TVA Nouvelles, le chef conservateur n’a pas été tendre envers Justin Trudeau.
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«Ça va être très difficile pour beaucoup de familles qui ont des hypothèques avec des taux variables ou qui doivent renouveler à un taux beaucoup plus élevé qu’auparavant. Ça va causer une pression énorme sur les familles canadiennes», dit le chef conservateur Pierre Poilievre.
Selon lui, c’est à cause de Justin Trudeau si le coût de la vie augmente autant.
«Ses déficits inflationnistes et ses taxes augmentent le coût de la vie, ce qui force la Banque du Canada à garder les taux élevés», poursuit-il, en vantant le plan «du gros bon sens» des conservateurs.
Donald Trump, le «gros bon sens»?
Pierre Poilievre refuse de se prononcer sur le candidat républicain Donald Trump, qui a remporté une victoire écrasante lundi lors de la primaire républicaine de l'Iowa.
«Je me concentre sur ce que je peux contrôler. On a besoin d’un premier ministre fort qui peut négocier et défendre nos intérêts. Justin Trudeau a échoué dans les dernières négociations», lance-t-il.
Questionné à savoir si Donald Trump représentait aussi «le gros bon sens», Pierre Poilievre s’est contenté de répondre «pas vraiment».
«Mon approche, ça provient du Canada, c’est unique à notre pays. Moi je travaille pour le Canada. Je comprends que Justin Trudeau veut se concentrer sur les politiques des autres pays parce que son bilan est tellement horrible», attaque le chef conservateur.
Hausse des loyers et immigration
Concrètement, Pierre Poilievre souhaite construire plus de logements et de maisons pour contrer la hausse des loyers. Pour ce faire, il souhaiterait inciter les municipalités à accélérer l'octroi de permis de construction en liant l’argent du fédéral au nombre de maisons bâties.
«Je vais aussi vendre 6000 bâtiments fédéraux et des milliers d’acres pour bâtir des logements abordables ici au Canada», poursuit-il.
Pierre Poilievre affirme aussi en entrevue que la hausse de l’immigration accentue la crise du logement.
«Ma politique de gros bon sens est que le nombre [d’immigrants] devrait être lié au nombre de maisons et d’appartements bâtis. Ce n’est pas une question d’être pro ou anti-immigrants, c’est une question d’être promathématique», lance-t-il.
Éric Duhaime, candidat fédéral?
Pierre Poilievre ne cache pas ses liens avec le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, mais refuse de dire s’il pourrait un jour l’inviter à devenir candidat au fédéral.
«Les candidats sont choisis par nos membres. Il est une bonne personne, Éric Duhaime, mais je suis Pierre Poilievre, je suis indépendant de tout autre politicien à l’échelle internationale, mais aussi provinciale», enchaine le chef de l'opposition.
*Voyez son entrevue complète dans la vidéo ci-dessus*