Ils ont renversé leur diabète sans médicament


Félix Desjardins
Un diagnostic de diabète n’est pas une fatalité, prouvent deux Québécois qui ont déjoué les pronostics en un an en suivant une approche qui n’est pas basée sur la médication.
Claude Brillon, 64 ans, n’avait aucun problème de santé connu lorsqu’il a subi un infarctus en 2023. Le résident de Mascouche, qui avait une «hygiène de vie bien soignée», a frappé un second mur lorsqu’on lui a expliqué la source de cet épisode cardiovasculaire: un diabète de type 2.
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«J’étais déjà proche de ma santé, mais j’avais de petits ajustements à apporter, explique-t-il. J’avais 10 lb de graisse viscérale et mon pancréas n’était pas fonctionnel, mais je ne savais pas comment corriger la situation.»
On l’a dirigé vers le Centre ÉPIC, à Montréal où il a rencontré une équipe d’experts variés ayant comme mission de corriger ses habitudes de vie. L'efficacité de son programme de rémission du diabète est indubitable: 40% des patients atteints de prédiabète parviennent à atteindre une rémission complète, tandis que 20% des patients atteints d’un diabète de type 2 atteignent un indice glycémique normal après six mois.
La santé par l’éducation

Pendant un an, des rencontres ponctuelles avec un kinésiologue, une nutritionniste, une super infirmière et un médecin lui ont permis de quantifier son progrès. Sa consommation plus élevée de légumes et l’ajout de la musculation à ses activités sportives ont pu abaisser considérablement son indice glycémique.

«L'éducation qu’on m’a transmise m’a permis d’apporter de petites modifications à mon hygiène de vie qui ont fait une grande différence, enchaîne le coach d’affaires. J’ai fait le programme sans prendre de médication et j’ai réussi.»
Aujourd’hui dans la meilleure forme de sa vie, M. Brillon ne peut que vanter les mérites de l’approche «holistique» du centre ÉPIC et de ses spécialistes.
«Je l’ai recommandé à beaucoup de proches pour qu’ils prennent en main leur santé avant de vivre un épisode comme celui que j’ai subi.»
Une approche humaine

France Wagner, directrice du conseil d’administration de l’organisme Tel-Aide, a reçu un diagnostic de prédiabète il y a quelques années. «Mon médecin m’a dit qu’il n’y avait rien à faire, que je serai toujours prédiabétique», relate-t-elle.
Fréquentant déjà les salles d’entraînement du centre ÉPIC pour garder la forme, elle a eu vent du programme de rémission du diabète. La Montréalaise, qui s’apprêtait à souffler ses 79 bougies au moment de s’adresser au Journal, a apprécié l’approche humaine et progressive des spécialistes, qui ne s’attendaient pas à ce qu’elle bouleverse ses habitudes de vie du jour au lendemain.
«L’approche de la nutritionniste, ce n’était pas de m’imposer une diète, soutient-elle. C’était plutôt de changer certaines mauvaises habitudes et de proscrire des produits moins sains. On ne réalise pas à quel point certaines habitudes peuvent être néfastes.»
Après un an, elle a réussi à renverser son prédiabète et pourra fêter son anniversaire «aux îles Turquoises, avec un verre de vin à la main, sans se sentir coupable».
«Au-delà des muscles et de la nutrition, c’est aussi le mental. C’est l’ensemble de l’œuvre qui fonctionne.»