Renverser le diabète en cinq points


Félix Desjardins
Comment peut-on renverser le diabète en ne s’appuyant pas uniquement sur la médication? Voici en quoi l’approche du Centre ÉPIC se démarque.
Une équipe intégrée

Le programme de rémission du diabète du Centre ÉPIC, de l'Institut de cardiologie de Montréal, est chapeauté par une équipe d’experts:
- Un médecin, pour une évaluation clinique initiale;
- Une infirmière, pour mesurer ses progrès tous les trois mois;
- Un kinésiologue, pour bénéficier d’un programme d’entraînement personnalisé;
- Une nutritionniste, pour corriger ses habitudes alimentaires.
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Pas une solution de remplacement de la médication

L’approche du Centre ÉPIC n'est pas une solution de rechange à l’Ozempic ou aux autres médicaments du genre. Il s’agit plutôt d’un programme en plusieurs volets, qui peut être accompagné ou non de médication, et qui vise à transformer la vie de ses participants par l’éducation.
«Sans changement d’habitudes de vie, les médicaments ne sont pas miraculeux, tranche le Dr Josep Iglesies-Grau, cardiologue et chercheur à l’ICM. Ce qui serait idéal, ce serait de prescrire ces médicaments à condition de suivre un programme de nutrition et d’activité physique. Mais la réalité, c’est qu’ailleurs, le médecin a 15 minutes pour voir son patient et n’a pas accès à des spécialistes.»
La rémission par l'exercice

Selon Diabète Québec, l’activité physique est essentielle pour améliorer l’efficacité de l’insuline et permet de prévenir les complications à long terme du diabète.
Avec plusieurs salles d’entraînement, des cours de groupe, une piscine et une piste de course, les options sont nombreuses pour les patients.
Des assiettes transformées
Bien entendu, la nutrition joue un rôle clé pour s’attaquer au diabète. Le plan sur un an du Centre ÉPIC comprend un suivi tous les deux mois avec une nutritionniste, qui suggère généralement aux patients une alimentation méditerranéenne et d’éviter les produits ultra-transformés.
Corriger les vilaines habitudes

«Les patients diabétiques sont de plus en plus jeunes et de plus en plus nombreux», constate le Dr Iglesies-Grau, qui craint l’impact à long terme des habitudes de vie du Québécois moyen.
Sédentarité, consommation d’aliments ultra-transformés, tabagisme, manque de sommeil: ces comportements peuvent ultimement causer de l’hypertension artérielle, du cholestérol élevé ou le diabète de type 2, tous des facteurs de risque cardiovasculaire.
«Ce sont des facteurs de risque parce qu’ils touchent aux artères, qui sont à risque de développer l’athérosclérose, ou plus simplement le dépôt de plaques de cholestérol», vulgarise le Dr Iglesies-Grau.