«J'ai beaucoup changé depuis «Femme Like U» : K.Maro lance un premier album solo en 15 ans

Équipe Salut Bonjour

2026-02-18T17:34:58Z

K.Maro était de passage pour parler de son premier album en 15 ans « Place Loréane », un retour discret, mais très attendu !

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Un album qui arrive, premier album solo en 15 ans, qui est arrivé tout discrètement et je pense que c’était l’intention.

« Oui oui, c’était volontaire, je n’avais pas envie nécessairement que ce soit trop sous les projecteurs parce que là, le monde parle d’un come back, etc. Ce n’est pas du tout comme ça que je le voyais. C’est vraiment un album que j’ai pris le temps de de travailler dans des influences qui sont très différentes de ce que j’ai pu faire. Donc, n’avais pas envie d’être attendu. Donc je l’ai juste déposé là puis le temps que les gens le découvrent, qu’ils voient, c’est comme j’ai dit c’est différent. Donc je préférais ne pas en faire des tonnes en le sortant et et laisser les gens le le découvrir tranquillement. »

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Et qu’est-ce qu’ils te disent les gens ?

« J’ai de très très bons retours. Les gens ont beaucoup aimé, ils trouvent que ce ce changement reste quand même cohérent, même si moi je trouve que c’est quand même très loin de ce que de ce que je faisais, donc j’ai pu vraiment faire des expériences assez cool et mélanger des styles, la chanson française, la musique électronique. Et donc, j’ai des très bons retours, je suis très très satisfait, très content. »

Tu ne veux pas dire un come back, mais veut veut pas, après 15 ans c’est quand même un retour à la musique.

« Complètement c’est moi qui revient, c’est-à-dire que quand je dis on a travaillé fort c’est que c’est que c’est beaucoup de vieilles machines vintage qu’on a ressorti des greniers, des décombres, des mélanges entre des beat machines et de l’organique, de la recherche visuelle aussi. On a essayé de s’armer de toutes les technologies qui existent aujourd’hui, mais en même temps de rester très à l’ancienne dans la manière de granuler l’image. Donc, tu tout était important sur cet album, que ce soit la production, le côté très léché de la manière dont on traite les voix, ma manière de chanter, les textes... Voilà, je me suis laissé aller à plein de réflexions et de sujets qui sont les miens aujourd’hui et dans le monde dans lequel on vit. J’ai beaucoup changé depuis « Femmes Like U », donc forcément, j’ai d’autres choses à dire. Donc, on a quand même donné beaucoup d’importance aux détails et on trouve ça cool que même les gens de l’industrie, mes collègues, des amis, le public qui nous envoient beaucoup de bons commentaires sur ce projet. »

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Tu jongles entre la nostalgie et la modernité. On plonge dans une ambiance un peu futuriste. D’ailleurs le titre « Place de Loréane » fait référence à la célèbre voiture de Retour vers le futur

« Je voulais pas que ce soit trop premier degré, mais c’est tellement un symbole pour moi de de ce qu’on appelle traverser le temps. Donc la DeLorean, pour moi, est symbolique des années 90, elle est symbolique de cette technologie un peu rétro futuriste déjà pour l’époque. Donc oui oui il y un clin d’oeil à la DeLorean dans dans le nom. »

Tu dis que « Place de Loréane, c’est un lieu de rassemblement où les sons d’hier rencontrent les machines d’aujourd’hui. C’est les années 80–90 qui fusionnent avec la scène électro actuelle. » À quelle ambiance on peut s’attendre sur scène ?

Sur scène, ces morceaux seront réinterprétés à travers des synthétiseurs analogues, des beat machines et une scénographie intimiste, offrant au public une expérience immersive, vibrante et sincère, à la croisée du groove, de l’émotion et de l’énergie.

Ce sera la première fois que tu revisites du même coup tes plus grands classiques et tes nouvelles créations pour le bonheur de ton public nostalgique, mais c’est aussi la première fois que tu débutes une tournée au Québec avant d’aller à l’international !

« Bien oui ! D’habitude c’est l’inverse, il y a tellement de demande en Europe alors on répond à la demande, je ne pouvais pas faire autrement, mais là on était tellement libre sur ce projet qu’on s’est dit pourquoi pas ! C’est aussi un projet que j’ai beaucoup travaillé avec des équipes de Paris et de Montréal. Donc pourquoi pas tripper ici chez nous. On va faire une soirée hyper spéciale pour moi. Je vais jouer au Ausgang, il y aura très peu de place. J’ai hâte de pouvoir jouer dans une salle comme celle-là très underground assez électronique avec mon setup de beat machine et de synthé sur scène. Ça va être génial ! Autant pour moi que le peu de public qui vont pouvoir y assister. Le fait d’entendre le nouvel album avec les arrangements électroniques et de pouvoir jouer les « Femme like U », « Let’s go », « Crazy » dans cette formule, nous on trippe ! »

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Tu t’étais retiré quelques années « parce que la vie de pop star était difficile à assumer ». Tu as travaillé pour des artistes, mais de manière cachée, loin des projecteurs. Dans quel état d’esprit tu reviens dans la musique avec cet album et cette tournée ? Sens-tu que tu as une pression de performer et d’avoir du succès après le phénomène de l’album La Good Life (Femme like U)? Te sens-tu mieux outiller aujourd’hui ?

« Je pense que je ne me fais plus autant d’appréhension qu’avant. Je mets de l’équilibre aujourd’hui entre mes projets artistiques qui sont nombreux. Que ce soit écrire des livres, des scénarios ou des chansons pour d’autres artistes. J’ai moins de peur. Je n’ai plus vraiment d’attentes quand je fais des projets perso. J’ai toujours des attentes que ça plaise, que les gens comprennent ce que je fais et embarque avec moi, mais je n’ai pas d’attentes ‘commerciales’. Quand on a un aussi gros succès sur son premier album, on peut passer une vie entière à essayer de retrouver ce succès, il y a des artistes que ça les rend malheureux. Je ne fais pas partie de ces artistes qui s’accrochent. J’ai la chance que cet album marche encore aujourd’hui, tant mieux, et moi je propose autres choses à côté pour que tout ça marche ensemble. »

Dates et billets au clubkmaro.com

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