Jason Roy Léveillée parle de sa grande amitié avec sa partenaire de jeu, Marie-Lyne Joncas

«Dumas» est diffusée tous les lundis à 20h, sur ICI Télé

Alicia Bélanger-Bolduc

2026-01-26T11:00:00Z

Jason Roy Léveillée a signé un retour au jeu remarqué dans la série annuelle Dumas. Depuis, son quotidien est chargé, tant sur le plan professionnel qu’avec sa belle petite famille. Entre un chalet en fin de construction et un bébé d’un peu plus d’un an, Jason trouve son équilibre entre ses aspirations et les précieux moments passés en famille.

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Parle-moi du plaisir de jouer dans Dumas.

Ça faisait environ sept ans que je n’avais pas joué, alors je suis encore tellement heureux d’avoir renoué avec cette passion. Jouer avec une équipe d’experts aussi généreuse est un vrai cadeau. Les textes sont bien ficelés, on a toujours envie de connaître la suite. Ce que j’aime le plus, c’est la relation que je bâtis, à l’écran comme à l’extérieur, avec Gildor Roy, mon père dans la série. On se permet d’improviser, on a une belle liberté. Je me sens privilégié de travailler, et encore plus quand c’est avec une équipe comme celle-là et que le public répond présent.

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Comment retrouves-tu Anthony pour cette deuxième moitié de saison?

C’est drôle, parce que Marie-Lyne Joncas, qui incarne Sophie, demande toujours à Luc (Dionne) quand est-ce qu’on va frencher! (rires) Je pense que notre histoire d’amour va évoluer, mais on fait encore durer l’attente et la tension. J’ai aussi une relation avec l’avocate jouée par Charlotte Aubin, qui vient brouiller les cartes. Un triangle amoureux s’installe tranquillement. Sinon, Anthony s’occupe toujours du côté légal de l'entreprise, mais il sera un peu plus sur le terrain. J’ai demandé à faire plus d’action, des cascades, des scènes de bataille, c’est toujours plaisant.

Dominic Gouin / TVA Publications
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Parle-moi de ta grande amitié avec Marie-Lyne. Redoutez-vous vos scènes d’intimité?

C’est un drôle de hasard que son premier rôle à la télévision soit avec moi, et on en est très heureux. Elle est arrivée dans ma vie grâce à un ami en commun. On s’est retrouvés à faire la fête ensemble dans mon appartement, qui servait pas mal juste à ça à l’époque! (rires) Elle travaillait à La Cage aux sports et ne savait pas encore qu’elle voulait devenir humoriste, mais elle était déjà une groupie dans l’âme. Elle aimait le milieu artistique, me posait toujours des questions. Sur le plateau, on a tellement de fous rires. Elle ne se tait jamais, même au «3, 2, 1, action», elle complète sa blague. Elle arrive préparée, connaît ses textes sur le bout des doigts, alors elle peut se permettre de s’amuser. Je la trouve excellente et j’ai beaucoup de respect pour son professionnalisme. Travailler avec une amie, c’est un privilège. On se connaît tellement bien que les scènes de rapprochement ne nous dérangent pas; on est très à l’aise.

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Dominic Gouin / TVA Publications
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Dumas était un retour au jeu pour toi. Comment envisages-tu la suite?

J’aimerais vraiment continuer à jouer et relever d’autres défis, quelque chose de loin de ma personnalité et du côté beau gars qu’on m’offre souvent. J’aimerais même transformer mon physique, jouer un personnage avec un handicap. C’est un de mes rêves. J’ai un oncle, très proche de moi, qui a un handicap. En tant qu’acteur, on analyse beaucoup l’humain et, plus jeune, j’étais fasciné par sa différence; jamais par moquerie, mais par réelle curiosité. On me dit souvent que j’ai une belle face symétrique, mais je m’en fous de ma beauté: je ne l’ai pas choisie. J’aimerais montrer que je peux faire tellement plus.

Pourtant, avec Lance et compte, À vos marques... Party! et bien d’autres projets, tu as été le crush de plusieurs générations. Comment gères-tu cette perception?

C’est très secondaire pour moi. Pendant un certain temps, j’avais cette étiquette de beau gars et on me choisissait beaucoup pour ça, mais j’aimerais m’en éloigner. Je comprends que ce soit un premier réflexe, mais j’aimerais qu’on me considère pour un anti-casting. Ça me gêne parfois qu’on me perçoive ainsi; j’ai l’impression de m’être battu toute ma vie pour être reconnu pour mon travail. J’ai créé des compagnies, exploré plein de domaines artistiques. Je reconnais ma chance et mon privilège, mais je ne les ai pas choisis non plus.

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Tu as aussi fait de la réalisation. Était-ce une façon de rester dans le milieu?

Créer avec l’image a toujours été important pour moi. J’ai de la difficulté à m’exprimer avec les mots, mais avec les images, ça passe mieux. Faire parler une caméra, l’éclairage, le mouvement: j’ai toujours trouvé ça fascinant. Ça nourrit aussi notre jeu de comprendre les autres aspects du métier et de ne pas perdre de temps sur un plateau. Tout devient plus instinctif. Je suis un gars d’équipe, je fais beaucoup de sport, et je vois le réalisateur comme un chef d’orchestre. Il y a une vraie ressemblance: l’esprit d’équipe, le but commun. On réalise aussi que ce qu'on met à l’écran devient notre héritage.

Est-ce que la réalisation a changé ta perception du métier d’acteur?

Au début, je craignais de déranger le réalisateur, mais il y a toujours une façon respectueuse de proposer des idées. Je m’investis sans exagérer, parce que je crois que tout acteur doit participer au processus de création. Un bon réalisateur accueille les idées des autres. Pour mon retour au jeu, j’ai été prudent, mais j’ai développé une belle relation avec le réalisateur et une liberté que je chéris.

Comment va l’équilibre travail-famille en ce moment?

Mon fils est né au début de la production de Dumas et, deux jours plus tard, j’étais déjà de retour sur le plateau. Ma conjointe est extraordinaire. On s’était préparés et on savait dans quoi on s’embarquait. C’est un vrai travail d’équipe, et on a aussi une communauté incroyable autour de nous. La famille et les amis ont été très présents. On ne réalise pas toujours l’impact qu’ils ont sur notre charge mentale avant de le vivre. En plus, on venait de déménager et on a eu un dégât d’eau. Je travaillais, je m’occupais de ma famille et je refaisais le sous-sol au complet. J’en ris aujourd’hui, mais ç’a été une période difficile. On est passés au travers et ça montre la force de notre équipe.

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Dominic Gouin / TVA Publications
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Comment un enfant a-t-il changé ta perception de la vie?

Quelques jours après mon retour sur le plateau, Gildor m’a dit que j’étais déjà changé, que je n’étais plus le même. Un enfant remet les valeurs à la bonne place. Le lien que tu crées est indescriptible. Tu apprends à connaître cette petite bébite et tu l’aimes tellement que tu pourrais la serrer trop fort. On n’est plus au centre de sa propre vie; nos problèmes deviennent secondaires. On veut juste que notre enfant soit heureux. On prend du recul.

Et comment va la famille? Avez-vous des projets à venir?

Je sais que ma conjointe aimerait un autre enfant, mais j’ai besoin de quelques minutes! (rires) Tyler a maintenant un an et demi et il va super bien. On aimerait voyager avec lui prochainement. Aryane a recommencé à travailler. Elle coache le patinage artistique et, dans le sous-sol que j’ai rénové, je lui ai aménagé un espace pour recevoir ses clients. Le gros projet, c’est la finition de notre chalet, que j’ai construit avec un monsieur que j’ai rencontré lors de la recherche du terrain. C’est un long processus, j’ai tout appris sur le tas, et j’en suis très fier.

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N’ayant pas fait d’études dans ton domaine, es-tu fier du chemin parcouru?

Les études n’ont jamais été une grande priorité! (rires) Ma meilleure école, ce sont mes mentors: tous ceux qui ont eu la générosité de répondre à mes questions. Que ce soit un homme et son chameau dans le désert pendant un voyage ou un directeur photo qui m’explique l’éclairage sur son heure de lunch, c’est grâce à eux que je suis ici aujourd’hui. J’ai toujours été extrêmement curieux, et c’est peut-être ça qui les a poussés à transmettre leur savoir. Je suis fier, mais je n’y pense pas trop; je préfère regarder vers l’avant.

Dominic Gouin / TVA Publications
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Quelle place prend la musique dans ta vie en ce moment?

Je ne sais pas si c’est ce que je préfère, mais c’est ce qui me fait le plus de bien. Ça me change les idées. Il se passe quelque chose de magique chaque fois que je monte sur scène. Chanter et connecter avec le public, ça me nourrit. La musique a toujours fait partie de ma vie: j’ai déjà jammé avec des gens qui ne parlaient pas ma langue en voyage, et c’était des soirées incroyables. La musique et la danse connectent l’humanité au complet. Mon groupe s’est malheureusement dissous pendant la pandémie, mais j’aime toujours participer à des projets musicaux quand l’occasion se présente.

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