«Je ne veux pas me retrouver dans cet enfer-là»: des résidents de Laval craignent le bruit émis par le REM et demandent des correctifs

Carole Ménard, résidente de l'île Bigras, à Laval, est très préoccupée par le bruit qu'émettra le REM dans son quartier résidentiel.
Carole Ménard, résidente de l'île Bigras, à Laval, est très préoccupée par le bruit qu'émettra le REM dans son quartier résidentiel. Courtoisie Carole Ménard
Photo portrait de Olivier Faucher

Olivier Faucher

2023-06-30T04:00:00Z

Des résidents de l’île Bigras, à Laval, qui sont très préoccupés par le bruit qu’émet le REM, demandent que les correctifs nécessaires soient apportés et que la mise en service du projet soit à nouveau reportée s’il le faut, afin de sauver la quiétude de leur quartier. 

• À lire aussi: «Je suis tellement tanné»: Un père de famille doit réduire ses heures de travail à cause des retards du REM

• À lire aussi: «Je suis tellement furieuse que j’ai l’intention de ne jamais monter à bord»: une usagère du train de banlieue s’est acheté une voiture au lieu d’attendre le REM

• À lire aussi: «J’ai réglé le problème, j’ai pris ma retraite»: un ex-employé d’Hydro-Québec n’en pouvait plus d’attendre après le REM

«Je ne veux pas me retrouver dans cet enfer-là et je préfère un autre retard plutôt qu’une mise en service avec un bruit qui sera insupportable», s’alarme Carole Ménard.

Celle-ci a participé, il y a environ trois semaines, à une assemblée du comité citoyen de l’île Bigras, dans lequel il a «abondamment» été question du bruit émis par le REM.

«L’île Bigras, c’est une petite île hypertranquille. Quand on entend dire qu’il y a des gens qui habitent près du canal Lachine, dans des condos avec les fenêtres fermées et qui sont obligés de mettre des bouchons pour dormir, ça nous inquiète beaucoup.»

Publicité

Du côté du tronçon de la Rive-Sud, les derniers tests avant la mise en service effectués au cours des derniers mois ont créé une grogne chez ceux qui résident près de la voie ferrée, qui sont nombreux à se plaindre du bruit engendré par les trains. Ceux-ci circuleront toutes les trois à cinq minutes, 20 heures par jour et sept jours par semaine.

CDPQ Infra, le promoteur du projet, a promis de réaliser des tests pour déterminer si on doit prendre des mesures d’atténuation sonore.

  • Écoutez l’entrevue avec Pierre Barrieau, expert en planification des transports et chargé de cours à l’Université de Montréal au micro de Jean-François Baril via QUB radio :

«Je préfère un autre retard»

La médiatisation de ce problème a fait sourciller plus d’un résident à l’île Bigras, où le REM passera carrément dans la cour de plusieurs maisons.

«Une bonne partie de cette ligne-là [la ligne Deux-Montagnes] passe en milieu résidentiel, donc c’est un problème tout au long de la ligne», souligne Mme Ménard.

«À 80 décibels, quand ça passe toutes les cinq minutes, ceux qui travaillent à domicile, ceux qui veulent dormir ou relaxer la fin de semaine, on se sent pris en otage par ce projet-là», s'inquiète de son côté Martin Pelletier, également résident de l'île Bigras, en se basant sur des modélisations de bruit que le REM a fourni à des résidents comme lui.

Alors que bon nombre d’ex-usagers de la ligne Deux-Montagnes sont exaspérés par la longueur des travaux du REM, Carole Ménard préfère de son côté que les travaux soient de nouveau prolongés pour que le problème du bruit soit corrigé.

«J’aimerais mieux que la CDPQ mette ses culottes et corrige son tir sur la Rive-Sud pour qu’ils puissent revenir sur la Rive-Nord faire en sorte que le bruit soit supportable», poursuit Mme Ménard.

Même son de cloche chez M. Pelletier, qui croit que des mesures comme un mur doivent être pensées immédiatement.

Vous avez un scoop
à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité