«Je pensais que ma carrière serait l'affaire d'un instant.» : Simon Gouache entame la tournée de son 4e spectacle «Pour l'instant»
Équipe Salut Bonjour
Presque une semaine jour pour jour avant sa première médiatique, Simon Gouache nous a rendu visite sur le plateau pour nous parler de son nouveau spectacle «Pour l'instant», son quatrième en carrière.
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Est-ce que c'est vrai que tu déjà dit «Je pensais que ma carrière serait l'affaire d'un instant?»
«Oui. J'ai commencé ce métier-là, j'en parle même dans le spectacle. je commence le spectacle avec ça... En disant, moi l'humour, ce n'est pas un rêve de jeunesse, je ne me suis jamais vu comme humoriste, je n'avais jamais fait de scène avant de commencer à faire de l'humour. Je n'ai jamais été le clown de la classe, au contraire j'étais le petit gêné dans le coin qui ne disait pas un mot. Un moment donné, là où je pensais m'en aller dans la vie, j'ai comme réalisé que ça ne se passerait pas... Je suis arrivé à un point dans ma vie où je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire, je ne savais pas ce que j'aimais ou dans quoi j'étais bon. Encore aujourd'hui, je ne sais pas vraiment ce qui m'a emmené à essayer ce métier-là, mais pour moi, c'était un passe-temps, «Je vais faire ça en attendant de trouver ce que je veux faire dans la vie.» (...) Ça va me permettre de rencontrer des gens, d'avoir du plaisir et un jour, je vais trouver ce que je veux faire. 20 ans plus tard, c'est encore ça que je fais.»
Pourquoi le titre «Pour l'instant»?
Pour ça justement, parce que ça fait 20 ans qu'il fait de l'humour «Pour l'instant».
Il y a aussi une réflexion sur le temps qui passe dans ton spectacle?
C'est cette réalisation qu'il fait ce métier, que son passe-temps est devenu une passion. «Ça fait juste réaliser à quel point tu ne contrôles rien dans ta vie. Je le vois aujourd'hui, j'ai ma fille, j'ai mon fils, qui commencent à développer leurs passions, leurs personnalités, leurs vies. Moi, je me rends compte qu'en tant que père, je fais de mon mieux. (...)».
C'est aussi de réaliser qu'on ne peut pas savoir à l'avance ce qu'on fera de notre vie ou ce que nos enfants feront de leur vie.
On est à une semaine de la première médiatique, il y a une pression qui vient avec ça, même si ça fait un bon moment que tu le roules?
«Je pense que la première va être le 112e spectacle, quelque chose du genre, au-dessus de 100 rodages, ça fait un petit bout.»
Est-ce que ça a quand même un effet chez toi de penser qu'il y a une première?
«C'est sûr, parce que je ne vois plus les premières de la même façon que je les voyais en début de carrière. Au début de ma carrière, c'était vraiment comme le lancement, t'avais les critiques et c'était là que tu voyais si ta dernière année avait été profilique, si tu avais bien travaillé. Maintenant, je le vois plus comme une célébration, célébrer ce spectacle avec ceux qui m'ont aidé à le construire, ceux qui m'ont appuyé dans ma vie professionnelle et personnelle, de juste faire comme «Voici, c'est un party.». Pour moi, c'est plus ça.»
