«J’étais convaincue que ça ne me revenait pas» : Lou-Adriane Cassidy n’en revient pas d’avoir battu Céline Dion au Gala de l’ADISQ

Photo d'archives Julien Faugère fournie par l'ADISQ
Photo portrait de Cédric Bélanger

Cédric Bélanger

2025-11-11T17:41:57Z

Des 12 Félix qu’elle a remportés lors du Gala de l’ADISQ, dimanche soir, Lou-Adriane Cassidy n’en revient pas encore d’avoir mis la main sur celui remis à la chanson de l’année pour Dis-moi dis-moi dis-moi. «Je ne m’attendais tellement pas à ça. Je suis tombée en bas de ma chaise.»

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On n’a pas de difficulté à le croire, compte tenu de la face étonnée digne d’un mème qu’elle affichait à l’écran lorsque le présentateur Mario Pelchat a prononcé son nom.

«J’étais convaincue que ça ne me revenait pas. Chanson de l’année, c’était beaucoup de gros hits, genre Céline Dion (L’hymne à l’amour) quand même», confie la nouvelle reine de l’ADISQ, que Le Journal a rencontrée, mardi matin, dans un café du quartier Limoilou situé près de chez elle à Québec.

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• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Deux jours après sa razzia à la fête de la musique québécoise, elle était fatiguée, heureuse, mais surtout fière pour les nombreux collaborateurs de son album et du spectacle Journal d’un loup-garou qui ont aussi reçu des Félix, à commencer par son complice de tous les instants, Alexandre Martel.

Alexandre Martel et Lou-Adriane Cassidy avec quelques Félix remportés dimanche, au Gala de l'ADISQ.
Alexandre Martel et Lou-Adriane Cassidy avec quelques Félix remportés dimanche, au Gala de l'ADISQ. Photo d'archives Paul Ducharme

«On l’a construit ensemble, on l’a écrit ensemble. Il est là depuis l’étape 1. Nous sommes vraiment une équipe. Tout ça a vraiment pris sa valeur en étant partagé avec Alex et les autres», dit-elle.

La France? Pas à tout prix

Après un tel triomphe, à quoi peut maintenant rêver Lou-Adriane Cassidy? À des salles de plus grande envergure.

«J’aimerais faire un spectacle à la Place Bell et les plaines d’Abraham, un jour, peut-être», avoue celle qui n’a cependant pas l’objectif de séduire la France, du moins pas à tout prix.

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«Ça me fait grand plaisir d'y aller, mais je n’ai plus envie de perdre des centaines de milliers de dollars à un endroit où en ce moment, il n'y a rien qui se passe. J’aime mieux avoir un plan conscient. Aller faire deux ou trois spectacles et revenir, c’est beaucoup de sous et d’énergie pour quelque chose qui ne rapporte pas tant que ça.»

Lou-Adriane Cassidy chante lors d'un hommage à Céline Dion, en juin 2025, à Montréal.
Lou-Adriane Cassidy chante lors d'un hommage à Céline Dion, en juin 2025, à Montréal. Photo d’archives Mario Beauregard/Agence QMI

Pour l’artiste de 28 ans, qui a récemment dévoilé sa flamme souverainiste, «une carrière au Québec, ça peut absolument suffire.»

«On verra pour la suite, mais en ce moment, ma tournée au Québec va bien. J'ai du plaisir, je peux tourner avec mes musiciens, une équipe technique et il y a du monde dans la salle. Ça me remplit de joie.»

Qui est Lou-Adriane Cassidy ?

Seule ombre au tableau, les nombreux commentaires de gens sur les réseaux sociaux qui ont remis en question, parfois avec mépris, ses victoires à l’ADISQ sous prétexte qu’il ne la connaisse pas.

Lou-Adriane Cassidy trouve ça dommage... pour les autres artistes.

«J’ai été très présente et privilégiée dans les médias traditionnels, dans les balados, à la radio commerciale. J’ai ratissé large alors s’ils ne savent pas, moi, qui je suis, il y’en a une méchante gang... T’sé, la pointe de l’iceberg est vraiment petite», dit-elle.

Imaginons les autres qui n’ont pas sa visibilité, en effet.

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