Karine St-Michel s'ouvre plus que jamais sur ses diagnostics et son parcours avec la santé mentale
Sarah-Maude De Rive
Karine St-Michel, elle nous inspire par son authenticité et son aisance à parler de sujets délicats qui la concernent (et qui concerne plusieurs d'entre nous) sans tabous. Dans une série de stories, elle a fait suite à cette habitude et s'est confiée sur son parcours éprouvant avec la neurodivergence.
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Si, justement, l'influenceuse n'hésite pas à partager son quotidien sur les réseaux sociaux, ce ne sont pas que ses tranches de vie les plus roses qu'elle visibilise en ligne. Effectivement, elle s'est mise à nu plusieurs fois au sujet d'épreuves qu'elle traversait, et son plus récent contenu sur Instagram est un autre exemple poignant de son ouverture.
L'enjeu qu'elle souhaitait partager est celui de ses troubles neuropsychologiques, pour lesquels elle est suivie depuis l'âge de trois ans. Durant les 27 dernières années, elle a donc reçu une panoplie de diagnostics, parmi lesquels on compte notamment l'anxiété et le trouble de l'attention avec hyperactivité. C'est donc depuis longue date que Karine compose avec des neurodivergences, mais ça demeure une importante partie de sa personne, et un combat qui varie, mais qui ne s'éteint pas. L'ex-candidate de téléréalité a d'ailleurs noté qu'au travers des situations difficiles qu'ont contenues ces dernières années, des symptômes qu'elle arrivait habituellement à pallier faisaient davantage surface.
Entre son déménagement, qui s'est enclenché pour sa sécurité tandis qu'une enquête policière est en cours, l'agression violente dont elle a été victime en vacances à Sainte-Lucie, son épuisement professionnel et ses débalancements hormonaux, c'est un grand poids que Karine s'est retrouvée à prendre sur ses épaules. Devant le retour de soucis de santé mentale qui a suivi tout ça, elle a donc voulu chercher plus de réponses utiles pour l'aider à prendre soin d'elle-même de façon adaptée.
En story, elle explique donc qu'elle a entamé les démarches d'évaluation neurologique pour le spectre de l'autisme, afin de déterminer si elle en souffre et de pouvoir guider ses décisions en fonction de cette réalité si tel est le cas:
«J'ai besoin d'aller chercher des réponses, mais surtout des traitements adéquats à mon état. Je suis une personne vraiment "rigide" sur les règles, donc quand on m'offre des outils, je les suis à la lettre. Je suis aussi très déterminée et persévérante. J'ai quand même l'impression que je suis "résistante" aux outils/traitements»

Pour donner plus de contexte à sa communauté, Karine s'est exprimée sur le long parcours de ses parents, qu'elle a ensuite repris, auprès de spécialistes pour mieux comprendre comment l'aider, elle qui a une manière atypique d'appréhender le monde. À présent, à 30 ans, la créatrice de contenu remarque que les mesures qu'elle a essayées ne sont pas ou plus efficaces, et donc «qu'il est temps d'aller chercher ailleurs.»


Elle fait toutefois une précision importante, encourageant les personnes qui l'écoutent et qui se reconnaissent dans ses propos à aller chercher plus d'informations et de consultations auprès de professionnels pour obtenir clarté et apaisement dans leurs symptômes et leurs relations aux autres:
«Je ne crois pas du tout à l'auto-diagnostic. Aller chercher des réponses, c'est l'inverse de la victimisation. C'est prendre responsabilité pour sa condition et chercher des solutions pour mieux ME respecter et respecter les autres.»

La marathonienne a malheureusement dû composer avec des commentaires désobligeants sur sa situation, certains internautes la remettant en doute sur son expérience et sur la validité de ses diagnostics. Elle a donc tenu à d'abord confirmer qu'au même titre que d'autres branches de médecine, les tests neuropsychologiques sont fiables et basés sur plusieurs mesures et observations prouvées, puis à exposer le genre de commentaires qui la poussent à expliquer la validité de sa démarche.
Finalement, elle a terminé par partager quelques ressources utiles qui, sans encourager à l'auto-diagnostic, peuvent mettre les personnes neurodivergentes sur la bonne piste pour trouver des solutions qui leurs conviennent, et montrent la raison pour laquelle le TDAH et le TSA sont autant sous-diagnostiqués chez la femme.






On est en admiration de sa prise de parole, qui est franche, pertinente, et qui montre que Karine se soulève pour son bien-être et sa santé.